Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2500321

lundi 14 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2500321
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSCHLEEF

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le refus de reconnaissance de l'imputabilité de son état de santé mentale à ses conditions de travail. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, et ce, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4°), R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 février 2025, M. A B conteste auprès du tribunal la décision par laquelle son état de santé mentale n'a pas été reconnu imputable à ses conditions de travail.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ;() ".

2. D'une part, aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. ".

3. La requête de M. B n'était pas accompagnée de la décision attaquée. Or, en dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par courrier recommandé le 17 février 2025 et dont l'accusé de réception postal est revenu signé au tribunal le 24 février 2025, le requérant, n'a pas, à l'expiration du délai de 15 jours qui lui était imparti, produit la décision attaquée et n'a pas justifié de l'impossibilité de la produire. Par suite, la présente requête, qui n'a pas été régularisée à la date de la présente ordonnance, est entachée d'une irrecevabilité manifeste. Il y a lieu de la rejeter en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Limoges, le 14 Avril 2025.

Le président,

Didier ARTUS

La République mande et ordonne

au ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour le Greffier en Chef,

La Greffière

M. C