Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2500707

jeudi 15 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2500707
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait une demande de pièces complémentaires de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) relative à l’immatriculation d’un véhicule. Le juge a estimé que M. B ne justifiait d’aucun intérêt à agir, la décision litigieuse ne mentionnant pas son nom mais se rapportant à un tiers. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans instruction préalable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrés les 22 et 23 avril 2025, M. A B doit être regardé comme demandant l'annulation de la décision du 18 février 2025 par laquelle l'agence nationale des titres sécurisés (ANTS) lui a demandé des pièces complémentaires pour l'instruction de sa demande d'immatriculation d'un véhicule.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Il résulte des pièces du dossier que M. B présente au tribunal une demande d'information formulée par l'ANTS, tendant à l'informer des démarches à accomplir et des pièces à fournir en vue de poursuivre et finaliser sa demande d'immatriculation. A supposer que cette décision soit une décision devant être regardée comme faisant grief, M. B ne justifie d'aucun intérêt à agir contre cette décision qui ne mentionne jamais son nom mais relate seulement des échanges avec un certain J. Reich Mot'Art. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative précité.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Limoges, le 15 mai 2025.

Le vice-président,

F-J. REVEL

La République mande et ordonne

au ministre d'état, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour le Greffier en Chef,

La Greffière

M. C jb