Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2501051

lundi 20 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2501051
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A... contestant la radiation de son revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était ni signée ni accompagnée de la décision attaquée, en violation des articles R. 412-1 et R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, le requérant n'a pas corrigé ces vices dans le délai imparti. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 juin 2025, M. B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du 22 mai 2025 portant radiation du dispositif de revenu de solidarité active (RSA).


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens. »

2. D’une part, aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ».

3. D’autre part, aux termes de l’article R. 431-4 du code de justice administrative : « Dans les affaires où ne s’appliquent pas les dispositions de l’article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur (…). ».

4. Enfin, aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. ».

5. En l’espèce, M. A... n’a ni assorti sa requête de sa signature, ni ne l’a accompagnée de la décision attaquée. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée le 4 juin 2025, le requérant, à l’expiration du délai qui lui était imparti, n’a ni produit la décision dont il demande l’annulation, ni assorti sa requête de sa signature. Par suite, cette requête qui n’a pas été régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....



Fait à Limoges, le 20 octobre 2025.



Le vice-président,





F-J. REVEL


La République mande et ordonne
au ministre du travail et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour la greffière en chef,
La greffière

M.DUCOURTIOUX