Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2501527
mercredi 1 octobre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2501527 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui contestait les frais de remise en état d’un logement loué auprès de Brive Habitat et demandait la restitution de sa caution. Le juge a estimé que le contrat de location en cause, régi par la loi du 6 juillet 1989, ne comportait pas de clauses exorbitantes du droit commun et ne portait pas sur l’organisation d’un service public. En conséquence, le litige relève de l’exécution d’un contrat de droit privé et donc de la compétence de la juridiction judiciaire, et non de l’ordre administratif. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 (2°) du code de justice administrative pour incompétence manifeste de la juridiction administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 août 2025, M. B... demande au tribunal de le décharger de l’obligation de payer la somme mise à sa charge au titre des frais de remise en état du logement n° 23 situé résidence Sirey 25 rue Jean-Baptiste Sirey à Brive-la-Gaillarde d’enjoindre à Brive Habitat de lui restituer sa caution.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Considérant qu’aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : (…) 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; (…).
2. Le contrat signé le 26 juin 2020 entre la directrice adjointe de Brive Habitat et M. B... est un contrat de location pris en application des dispositions de la loi 86-1290 du 23 décembre 1986 modifiée par la loi 89-462 du 6 juillet 1989. Cette convention ne porte pas sur l’organisation du service public et il ne résulte pas des pièces du dossier qu’elle comporterait des clauses exorbitantes de droit commun. Dès lors, la requête de M. B... qui conteste les frais de remise en état du logement, objet de la location, concerne l’exécution d’un contrat de droit privé et ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle de la juridiction judiciaire. Par suite, la requête de M. B... doit être rejetée dans toutes ses conclusions comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître en application du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Limoges, le 1er octobre 2025.
Le président,
D. ARTUS
La République mande et ordonne
au ministre du travail, de la santé, des solidarités
et des familles en ce qui la concerne ou à tous
commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les
voies de droit commun contre les parties privées,
de pourvoir à l’exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef,
La Greffière
M. C...
Par une requête enregistrée le 6 août 2025, M. B... demande au tribunal de le décharger de l’obligation de payer la somme mise à sa charge au titre des frais de remise en état du logement n° 23 situé résidence Sirey 25 rue Jean-Baptiste Sirey à Brive-la-Gaillarde d’enjoindre à Brive Habitat de lui restituer sa caution.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Considérant qu’aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : (…) 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; (…).
2. Le contrat signé le 26 juin 2020 entre la directrice adjointe de Brive Habitat et M. B... est un contrat de location pris en application des dispositions de la loi 86-1290 du 23 décembre 1986 modifiée par la loi 89-462 du 6 juillet 1989. Cette convention ne porte pas sur l’organisation du service public et il ne résulte pas des pièces du dossier qu’elle comporterait des clauses exorbitantes de droit commun. Dès lors, la requête de M. B... qui conteste les frais de remise en état du logement, objet de la location, concerne l’exécution d’un contrat de droit privé et ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle de la juridiction judiciaire. Par suite, la requête de M. B... doit être rejetée dans toutes ses conclusions comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître en application du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Limoges, le 1er octobre 2025.
Le président,
D. ARTUS
La République mande et ordonne
au ministre du travail, de la santé, des solidarités
et des familles en ce qui la concerne ou à tous
commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les
voies de droit commun contre les parties privées,
de pourvoir à l’exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef,
La Greffière
M. C...