Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2209818

lundi 2 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2209818
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantGOZLAN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’un recours en plein contentieux contre un arrêté du préfet de police de Paris du 25 avril 2022 refusant son habilitation d’accès aux zones de sûreté aéroportuaires. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé l’habilitation par une décision du 30 mars 2023. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il a condamné l’État à verser 1 100 euros à M. B au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 juin 2022, M. A B, représenté par Gozlan, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 25 avril 2022 par lequel le préfet de police de Paris a rejeté sa demande d'habilitation à accéder aux zones de sûreté à accès réglementé des plateformes aéroportuaires ;

2°) d'enjoindre au préfet de police de Paris de lui délivrer l'habitation sollicitée ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

2. Il ressort des pièces du dossier que M. B a demandé le 31 janvier 2022 la délivrance d'une habilitation à accéder aux zones de sûreté à accès réglementé des plateformes aéroportuaires, qui lui a été refusée par une décision du 25 avril suivant. Toutefois, par une nouvelle décision du 30 mars 2023, postérieure à l'introduction de la requête, le préfet de police de Paris lui a finalement accordée l'habilitation sollicitée. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation de la décision du 25 avril 2024, ainsi que les conclusions à fin d'injonction, sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les frais du litige :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, alors que M. A B a obtenu satisfaction de sa demande qu'en cours d'instance, de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 100 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. B.

Article 2 : L'Etat versera à M. B une somme de 1 100 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de police de Paris.

Fait à Montreuil, le 2 décembre 2024.

Le président de la 9ème chambre,

Jimmy Robbe

La république mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.