Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2216851

mardi 3 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2216851
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande indemnitaire, visant à obtenir réparation des préjudices liés au refus de reconnaissance de 52 trimestres de cotisation pour un départ anticipé à la retraite au titre du handicap. En cours d’instance, le décès de M. A a été constaté et, malgré une mise en demeure adressée à ses ayants droit, aucun d’eux n’a manifesté la volonté de reprendre l’instance. Par ordonnance du 3 décembre 2024, la présidente de la 3ème chambre a prononcé un non-lieu à statuer en application des articles R. 222-1 et R. 634-1 du code de justice administrative, la requête étant devenue sans objet en l’état.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 novembre 2022, M. B A, demande au tribunal :

1°) de prononcer l'annulation de la décision du 1er octobre 2022 rejetant implicitement la demande indemnitaire du 29 août 2022 du requérant visant la réparation des préjudices causés par la décision du 23 septembre 2021 par laquelle le service refuse la reconnaissance et la prise en compte de 52 Trimestres de cotisation/assurance, retraite/assurance retraites avec handicap (1985-1998) pour un départ anticipée le 1er juillet 2022 à la retraite au titre du handicap ;

2°) de mettre à la charge de l'administration, le paiement des indemnités en réparation de ses différents préjudices ; moral, de trouble dans les conditions de l'existence, de perte de chance et d'agrément, ainsi que le paiement des intérêts de retard, des intérêts moratoires et leur capitalisation ;

3°) de mettre à la charge de l'administration au versement de la somme de 1 000 euros par jour de retard d'exécution de l'ordonnance au titre d'astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 4 500 euros sur le fondement de l'article L761-1 du code de justice administrative ;

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance, () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ". Et aux termes de l'article R. 634-1 du code de justice administrative : " Dans les affaires qui ne sont pas en état d'être jugées, la procédure est suspendue par la notification du décès de l'une des parties ou par le seul fait du décès, de la démission, de l'interdiction ou de la destitution de son avocat. Cette suspension dure jusqu'à la mise en demeure pour reprendre l'instance ou constituer avocat ".

2. Le décès de M. A, intervenu le 16 décembre 2023, a été porté à la connaissance du tribunal administratif par un courrier enregistré le 4 mars 2024. A cette date, l'affaire n'était pas en état d'être jugée. A ce jour, et à la suite de la mise en demeure faite par le greffe le 17 mai 2024 sur le fondement de l'article R. 634-1 du code de justice administrative, aucun ayant-droit n'a exprimé le souhait de reprendre l'instance à son compte. Par suite, M. A étant décédé en cours d'instance, il y a lieu de prononcer un non-lieu à statuer en l'état.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu, en l'état, de statuer sur la requête de M. A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée aux ayants-droits de M. B A, et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Fait à Montreuil, le 3 décembre 2024.

La présidente de la 3ème chambre

J. Jimenez

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.