Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2217235
mardi 3 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2217235 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 30 novembre 2022 et 11 janvier 2023, M. A B, représenté par Me Boulay, demande au tribunal :
1°) d'annuler, en toutes ses dispositions, l'arrêté du 17 octobre 2022, notifié le 3 novembre 2022, par lequel le ministre de la transition écologique et de la cohésion territoriale l'a radié des cadres de la fonction publique ;
2°) d'ordonner sa réintégration effective et juridique sur le fondement des articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 5000 euros sur le fondement de l'article L761-1 du code de justice administrative ;
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance, () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ". Et aux termes de l'article R. 634-1 du code de justice administrative : " Dans les affaires qui ne sont pas en état d'être jugées, la procédure est suspendue par la notification du décès de l'une des parties ou par le seul fait du décès, de la démission, de l'interdiction ou de la destitution de son avocat. Cette suspension dure jusqu'à la mise en demeure pour reprendre l'instance ou constituer avocat ".
2. Le décès de M. B a été porté à la connaissance du tribunal administratif par un courrier enregistré le 29 novembre 2023. A cette date, l'affaire n'était pas en état d'être jugée. A ce jour, et à la suite de la mise en demeure faite par le greffe le 17 mai 2024 sur le fondement de l'article R. 634-1 du code de justice administrative, aucun ayant-droit n'a exprimé le souhait de reprendre l'instance à son compte. Par suite, M. B étant décédé en cours d'instance, il y a lieu de prononcer un non-lieu à statuer en l'état.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu, en l'état, de statuer sur la requête de M. B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée aux ayants-droits de M. A B, à Me Boulay et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Fait à Montreuil, le 3 décembre 2024.
La présidente de la 3ème chambre
J. Jimenez
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.