Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2305455

lundi 2 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2305455
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL LOUETTE-LECLERCQ ET ASSOCIÉS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle d'agent de sûreté aéroportuaire. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction) après que le CNAPS a conclu au non-lieu à statuer. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a toutefois rejeté la demande de M. A tendant à la condamnation du CNAPS aux frais de justice sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2301423 du 5 mai 2023, la présidente de la 1ère chambre du tribunal administratif d'Amiens a transmis au tribunal administratif de Montreuil, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, le dossier de la requête présentée par M. B A.

Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif d'Amiens le 27 avril 2023, M. A, représenté par Me Leclercq, avocat, demande au tribunal administratif :

1°) d'annuler la décision du directeur du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) en date du 7 avril 2023 lui refusant la délivrance d'une carte professionnelle en vue d'exercer les fonctions d'agent de sureté aéroportuaire ;

2°) d'enjoindre au directeur du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge du CNAPS la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 novembre 2024, le préfet, directeur du CNAPS, conclut au non-lieu à statuer sur la requête de M. A.

Par un nouveau mémoire, enregistré le 19 novembre 2024, M. A doit être regardé comme se désistant purement et simplement de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction. En revanche, il déclare maintenir ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de sécurité intérieure ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1' Donner acte des désistements () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens. () ".

2. D'une part, postérieurement à l'introduction de sa demande, par un mémoire enregistré le 19 novembre 2024, M. A doit être regardé comme se désistant des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de sa requête. Son désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. D'autre part, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. A présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête de M. A.

Article 2 : Les conclusions de M. A présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au directeur du D national des activités privées de sécurité.

Fait à Montreuil, le 02 décembre 2024.

Le président de la 6ème chambre,

M. C

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.