Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2307090

lundi 16 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2307090
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du CNAPS du 21 février 2023 lui refusant une autorisation préalable d’accès à une formation en sécurité privée. En cours d’instance, le CNAPS a délivré l’autorisation sollicitée le 25 novembre 2024, rendant le litige sans objet. Par ordonnance du 16 décembre 2024, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête et a rejeté la demande de frais de justice fondée sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et le code de sécurité intérieure.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 juin 2023, M. A B, représenté par Me Loïc Le Quellec, avocat, demande au tribunal administratif :

1°) d'annuler la décision du directeur du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) en date du 21 février 2023 refusant de lui délivrer une autorisation préalable d'accès à une formation professionnelle aux métiers de la sécurité privée ;

2°) d'enjoindre au directeur du CNAPS de lui délivrer l'autorisation préalable sollicitée ;

3°) de condamner le CNAPS à lui payer la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 décembre 2024, le préfet, directeur du CNAPS, conclut au non-lieu à statuer sur la requête de M. B.

Il fait valoir que, le 25 novembre 2024, l'autorisation préalable sollicitée, valable du 25/11/2024 au 25/05/2025, a été délivrée à M. B.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de sécurité intérieure ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 25 novembre 2024, l'autorisation préalable sollicitée, valable du 25/11/2024 au 25/05/2025, autorisant son bénéficiaire à suivre une formation à la profession d'agent de gardiennage ou de surveillance humaine pouvant inclure l'usage de moyens électroniques, a été délivrée à M. B. Dans ces conditions, la décision de refus en litige doit être regardée comme ayant implicitement mais nécessairement été rapportée en cours d'instance et le recours de M. B est ainsi devenu sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Enfin, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. B présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur le recours de M. B.

Article 2 : Les conclusions de M. B présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au directeur du D national des activités privées de sécurité.

Fait à Montreuil, le 16 décembre 2024.

Le président de la 6ème chambre,

M. C

La république mande et ordonne au ministre de l'Intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.