Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2309541
lundi 2 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2309541 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 août 2023, Mme A B, représentée par Me Balme Leygues, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 28 avril 2023 par laquelle la directrice du Centre national de gestion a rejeté sa demande tendant à la délivrance d'une autorisation d'exercer la profession de médecin dans la spécialité " Médecine générale " ;
2°) d'enjoindre au Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique territoriale ou à toute autorité administrative qui les détiendrait, de produire à l'instance les propositions et avis des commissions qui ont examiné son dossier, ainsi que tous procès-verbaux ou pièces de nature à lui permettre de s'assurer qu'il n'a été privé d'aucune garantie ;
3°) d'enjoindre au Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique territoriale de lui délivrer l'autorisation sollicitée, dans un délai de quinze jours et sous une astreinte de 500 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge du Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique territoriale le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 septembre 2024, le Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique territoriale conclut, à titre principal, au renvoi du dossier de la requête présentée par Mme B au tribunal administratif de Paris, et, à titre subsidiaire, au rejet de cette requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 351-3 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente ".
2. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 312-1 du code de justice administrative : " Lorsqu'il n'en est pas disposé autrement par les dispositions de la section 2 du présent chapitre ou par un texte spécial, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel a également son siège l'autorité qui, soit en vertu de son pouvoir propre, soit par délégation, a pris la décision attaquée. Lorsque l'acte a été signée par plusieurs autorités, le tribunal administratif compétent est celui dans le ressort duquel a son siège la première des autorités dénommées dans cet acte ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 312-10 de ce code : " Les litiges relatifs aux législations régissant les activités professionnelles, notamment les professions libérales, les activités agricoles et industrielles, la réglementation des prix, la réglementation du travail, ainsi que la protection ou la représentation des salariés, ceux concernant les sanctions administratives intervenues en application de ces législations relèvent, lorsque la décision attaquée n'a pas un caractère réglementaire, de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve soit l'établissement ou l'exploitation dont l'activité est à l'origine du litige, soit le lieu d'exercice de la profession ". Enfin, aux termes de l'article R. 221-3 du code de justice administrative : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : () Paris : Ville de Paris () ".
3. Si les litiges relatifs aux décisions du Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique territoriale refusant une autorisation d'exercer en France la profession de médecin relèvent d'une législation sur les activités professionnelles au sens de l'article R. 312-10 du code de justice administrative, le lieu d'exercice de la personne sollicitant une telle autorisation n'est pas encore déterminé, alors même qu'il exercerait à titre provisoire en qualité de praticien associé d'un centre hospitalier. Dès lors, ce sont les dispositions de l'article R. 312-10 du code de justice administrative qui trouvent à s'appliquer.
4. En l'espèce, le Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique territoriale, auteur de la décision contestée, ayant son siège à Paris, il y a lieu de transmettre le dossier de la requête présentée par Mme B au tribunal administratif de Paris, territorialement compétent pour connaître de ce litige en application des dispositions précitées au point 2.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de Mme B est transmis au tribunal administratif de Paris.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, au Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique territoriale, et au président du tribunal administratif de Paris.
Fait à Montreuil, le 2 décembre 2024.
Le président de la 9ème chambre,
Jimmy Robbe