Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2402755

lundi 16 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2402755
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait au juge d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de procéder à son changement d'adresse. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucune conclusion aux fins d'annulation d'une décision administrative, comme l'exigent les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a donc prononcé le rejet par ordonnance, sans inviter le requérant à régulariser sa demande.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 février 2024, M. C B doit être regardé comme demandant au tribunal d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de procéder à son changement d'adresse.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ". Aux termes de l'article R. 421-1 code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. () ".

2. 2. Dans sa requête, M. B se borne à demander au tribunal d'intervenir auprès du préfet de la Seine-Saint-Denis afin qu'il soit procédé à son changement d'adresse. Or, la requête ne contient aucune conclusion aux fins d'annulation d'une décision. Par suite, il y a lieu, en application des dispositions précitées des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, de rejeter la requête comme étant manifestement irrecevable.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B.

Fait à Montreuil, 16 décembre 2024.

Le président de la 11ème chambre,

M. A

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, ou à tout autre préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.