Le Tribunal Administratif de Montreuil constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours de M. B... visant l'annulation de l'invalidation de son permis de conduire et du retrait de points. La juridiction relève que les décisions attaquées ont été retirées par l'administration suite à la régularisation de la situation du requérant, notamment par la prise en compte d'un stage de sensibilisation. Les conclusions de la requête sont donc devenues sans objet, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 juillet 2024, M. A... B... doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d’annuler la décision référencée 48SI du 6 juin 2024 par laquelle le ministre de l’intérieur a constaté l’invalidité de son permis de conduire en raison d’un solde de points nul et lui a interdit de conduire, ainsi que la décision portant retrait de points à la suite de l’infraction commise le 3 septembre 2023 ;
2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui restituer les points en conséquence du suivi du stage qu’il a suivi les 27 et 28 mai 2024.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 janvier 2026, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ».
En premier lieu, il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, la mention de la décision 48SI du 6 juin 2024 a été supprimée dans le relevé d’information intégral du requérant à la suite de la prise en compte à hauteur de quatre points du stage de sensibilisation à la sécurité routière effectué par M. B... les 27 et 28 mai 2024. Par suite, les conclusions de la requête relatives à cette décision, réputée retirée, ainsi que les conclusions à fin d’injonction sont dépourvues d’objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.
En second lieu, il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, les mentions relatives à l’infraction commise le 3 septembre 2023 à 2h25 ont été supprimées du relevé d’information intégral relatif au permis de conduire de l’intéressé. Par suite, les conclusions dirigées contre cette décision sont devenues sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B....
Article 2 : Le présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.
Fait à Montreuil, le 11 mars 2026.
La présidente de la 4ère chambre
Signé
C. DENIEL
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.