Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2413556

jeudi 12 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2413556
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A contestant le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de renouveler sa carte professionnelle de conducteur de transport public particulier. Le requérant soutenait que les mentions de son casier judiciaire auraient dû être effacées, mais n'a pas prouvé cet effacement. Le tribunal a considéré que le préfet était tenu de refuser la demande en application de l'article R. 3120-8 du code des transports, et que les arguments sur les conséquences personnelles étaient inopérants. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 septembre 2024, M. B A demande au tribunal d'annuler la décision du 20 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté la demande de renouvellement de sa carte professionnelle de conducteur de véhicule de transport public particulier.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des transports ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. Aux termes de l'article R. 3120-8 du code des transports : " Nul ne peut exercer la profession de conducteur de véhicule de transport public particulier si figure au bulletin n° 2 de son casier judiciaire, ou à son équivalent pour les non-nationaux, l'une des condamnations suivantes : / 1° Une condamnation définitive pour un délit sanctionné en vertu du code de la route par une réduction de la moitié du nombre maximal de points du permis de conduire ; () ".

3. D'une part, M. A se borne à soutenir que les mentions inscrites au bulletin n°2 de son casier judiciaire auraient dû être effacées en vertu des articles 768 à 781 et R. 62 à R. 90 du code de procédure pénale. Or, à défaut pour l'intéressé d'établir que ces mentions ont effectivement été effacées, le préfet de la Seine-Saint-Denis était tenu de rejeter sa demande en application des dispositions précitées de l'article R. 3120-8 du code des transports. D'autre part, si M. A fait valoir que la décision aurait des conséquences graves sur sa vie ainsi que sur celles de ses proches, cette circonstance est sans influence sur sa légalité. Dès lors, la requête de M. A, qui ne comporte que des moyens inopérants, doit être rejetée selon la procédure prévue au 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Montreuil, le 12 décembre 2024,

Le président de la 9ème chambre,

Jimmy Robbe

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.