Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2416345

mercredi 4 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2416345
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui demandait l'attribution d'un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de Paris du 11 janvier 2024. La requête a été jugée tardive, car déposée le 14 novembre 2024, soit après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, qui courait du 11 juillet au 12 novembre 2024. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, sans instruction contradictoire préalable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 novembre 2024, M. A... B... demande au Tribunal d’ordonner au préfet de lui attribuer un logement répondant à ses besoins et capacités en application de la décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de Paris du 11 janvier 2024.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les premiers vice-présidents des Tribunaux administratifs peuvent, par ordonnance, « rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.

2. Aux termes de l’article R. 778-2 du même code : « Les requêtes mentionnées à l'article R. 778-1 sont présentées dans un délai de quatre mois à compter de l'expiration des délais prévus aux articles R. 441-16-1, R. 441-17 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation (…) ».

3. La demande de logement présentée par M. B... a été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable de Paris le 11 janvier 2024. Cette décision l’informait de ce qu’il pouvait saisir le Tribunal administratif, notamment si aucune offre de logement ne lui était faite, à compter du 11 juillet 2024 et ce jusqu’au 12 novembre 2024. Or, la requête de M. B... n’a été remise à La Poste pour expédition que le 14 novembre 2024. Elle est donc tardive. Pour cette raison, la requête de M. B... est manifestement irrecevable et doit être rejetée par ordonnance.




ORDONNE :



Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Montreuil, le 4 décembre 2024.


Le premier vice-président,

P. Le Garzic
La République mande et ordonne à la ministre du logement et de la rénovation urbaine en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.