Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 juin 2026, M. A... B..., représenté par Me Sarhane, doit être regardé comme demandant au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer en préfecture en vue de l’enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour et de la remise d’un document provisoire de séjour, avant le 9 juillet 2026, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat le versement de la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la condition d’urgence est remplie dès lors qu’il existe une présomption en la matière, que l’intéressé sera démuni d’un document de séjour valable entre le 9 juillet 2026 et le 18 août 2026 et qu’il doit se rendre au Maroc très prochainement du fait de son activité d’avocat.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Desimon, premier conseiller, pour statuer sur les demandes en référé en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». L’usage par le juge des référés des pouvoirs qu’il tient de ces dispositions est subordonné à la condition qu’une urgence particulière rende nécessaire l’intervention dans les quarante-huit heures d’une mesure destinée à la sauvegarde d’une liberté fondamentale.
En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.
Le requérant est muni d’un visa d’entrée et de long séjour valant titre de séjour portant la mention « entrepreneur – profession libérale » valable jusqu’au 9 juillet 2026. A la suite de sa demande du 24 avril 2026, les services de la préfecture de la Seine-Saint-Denis l’ont convoqué, en vue du dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour, le 18 août 2026.
Toutefois, alors que l’intéressé, à la date de la présente ordonnance, est encore titulaire d’un titre de séjour valable une semaine et que la convocation émise par la préfecture précise le maintenir en situation régulière jusqu’à la date du rendez-vous, les seules allégations de la partie requérante ne caractérisent pas, au vu de l’ensemble des pièces du dossier, l’urgence particulière mentionnée au premier point de la présente ordonnance, qui n’est d’ailleurs pas présumée dans le cadre de la présente procédure, dès lors qu’elle ne commande pas l’intervention de la juridiction dans un délai de quarante-huit heures pour prendre les mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale.
Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B... doit être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Montreuil, le 1er juillet 2026.
Le juge des référés,
F. DESIMON
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.