LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2103924

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2103924

mardi 21 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2103924
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantYOUSSIF

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 mars 2021, la société Chanal's Coiffure, représentée par Me Youssif, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 20 janvier 2021 par lequel le directeur des services aux employeurs de Pôle emploi services (devenu France Travail) a rejeté sa demande d'aide relative au dispositif " Emplois Francs " pour l'embauche d'une salariée ;

2°) d'enjoindre à Pôle emploi services de faire droit à sa demande d'éligibilité au bénéfice de l'aide relative au dispositif " Emplois Francs " ;

3°) De mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La société Chanal's Coiffure soutient que :

- sa demande d'éligibilité n'a pas été présentée tardivement dès lors qu'elle a formé par courrier du 23 novembre 2018, adressé à Pôle emploi par courrier simple le 24 novembre 2018, et en l'absence de réponse elle a réitéré sa demande par courrier adressé le 29 mars 2019 reçu le 2 avril 2019.

- elle est éligible au dispositif " Emplois Francs ".

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 avril 2021, Pôle emploi services conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable car tardive ;

- la société n'apporte pas la preuve de l'envoi d'une demande dans les délais prescrits par les dispositions du décret n°2019-365 du 24 avril 2019 ;

- la société n'était pas éligible au dispositif Emplois Francs à la date d'envoi de sa demande.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. La société Chanal's Coiffure a embauché, pour un contrat à durée indéterminée, Mme A B, le 23 octobre 2018. Elle a formé une demande d'aide au dispositif " emplois francs " pour l'embauche de cette salariée. Par une décision du 20 janvier 2021, le directeur du service aux employeurs de Pôle emploi services a rejeté sa demande d'aide dans le cadre de ce dispositif. La requérante demande l'annulation de cette décision.

2. Aux termes de l'article R. 221-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () /4°Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ". Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ".

3. Il ressort des pièces du dossier, que la requérante a adressé à Pôle emploi service une demande tendant au bénéfice du dispositif " emplois francs " pour l'embauche de Mme C par courrier du 27 mars 2019. Par décisions du 22 mai 2019 et 2 septembre 2019, lesquelles comportaient les délais et les voies de recours, Pôle emploi service a rejeté sa demande. La société requérante a contesté ce refus et saisi le médiateur de Pôle emploi par courrier du 1er décembre 2019. Par courrier du 1er juillet 2020, elle formé un recours hiérarchique contre les décisions de refus de Pôle emploi, lequel a été transmis par le ministre chargé du travail à Pôle emploi Service. Par décision du 20 janvier 2021, Pôle emploi services a confirmé le rejet de sa demande. En l'espèce, il résulte des termes mêmes du courrier du 1er décembre 2019, que " j'ai [la requérante] bien réceptionné votre courrier du 2 septembre 2019 m'informant à nouveau du refus de l'aide à l'emploi francs ". Cette décision comportait l'indication des voies et délais de recours administratifs et contentieux soit deux mois suivant notification, dont la requérante a donc eu connaissance au plus tard le 1er décembre 2019. Le délai de recours de deux mois courant à compter de cette date était donc expiré lorsqu'elle a formé son recours hiérarchique, lequel n'a dès lors pas pu faire courir à nouveau les délais de recours contentieux. Il s'ensuit que la décision du 20 janvier 2021 attaquée revêt un caractère purement confirmatif. Par suite, les conclusions à fin d'annulation dirigées contre cette décision confirmative sont irrecevables.

4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin injonction ainsi que celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la société Chanal's Coiffure est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Chanal's Coiffure et à Pôle emploi services.

Fait à Cergy, le 21 janvier 2025

La présidente,

signé

H. LE GRIEL

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation, la greffière.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions