lundi 30 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2104997 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CHAUMANET |
Vu la procédure suivante :
I- Par une requête n° 2104997 enregistrée le 14 avril 2021, la société Logirep, représentée par Me Cayla-Destrem, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser à titre de provision, la somme de 5 893,87 euros en réparation du préjudice subi des suites du refus de concours de la force publique qui lui a été opposé ;
2°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 750 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la responsabilité de l'Etat est engagée, sur le fondement de l'article L. 153-2 du code des procédures civiles d'exécution, compte tenu de l'octroi tardif du concours de la force publique ;
- la charge qu'elle subit est spéciale dès lors qu'elle pèse sur elle en sa qualité de bénéficiaire d'une décision de justice qui lui est propre ; elle est anormale dès lors que les décisions de justice sont exécutoires ;
- le refus de concours de la force publique qui lui a été opposé lui donne droit au versement d'une provision à hauteur de 5 893,57 euros pour la période allant du 1er décembre 2019 au 30 septembre 2020.
Les parties ont été informées par un courrier en date du 2 décembre 2024, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de ce que la requête en référé provision était susceptible de faire l'objet d'un non-lieu dès lors que le jugement à intervenir au fond dans la requête n° 2105003 doit statuer sur les conclusions indemnitaires présentées au même titre.
II- Par une requête n° 215003 enregistrée le 14 avril 2021, la société Logirep, représentée par Me Cayla-Destrem, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 5 893,87 euros en réparation du préjudice subi des suites du refus de concours de la force publique qui lui a été opposé ;
2°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la responsabilité de l'Etat est engagée, sur le fondement de l'article L. 153-2 du code des procédures civiles d'exécution, compte tenu de l'octroi tardif du concours de la force publique ;
- la charge qu'elle subit est spéciale dès lors qu'elle pèse sur elle en sa qualité de bénéficiaire d'une décision de justice qui lui est propre ; elle est anormale dès lors que les décisions de justice sont exécutoires ;
- le refus de concours de la force publique qui lui a été opposé lui donne droit à une provision à hauteur de 5 893,57 euros pour la période allant du 1er décembre 2019 au 30 septembre 2020.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 décembre 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut à ce que les demandes de la requérante sont devenues sans objet, un protocole transactionnel ayant été accepté par la société requérante pour la période du 1er décembre 2019 au 30 septembre 2020.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code des procédures civiles d'exécution ;
- le code civil ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Edert a été entendu.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance en date du 6 février 2019, le tribunal d'instance de Puteaux a constaté la résiliation du bail liant la société Logirep à M. A pour un logement situé 82 rue Paul Morin à Nanterre et a ordonné l'expulsion des lieux de ce dernier ainsi que celles de tous occupants de son chef au besoin avec le concours de la force publique. Ce jugement a été signifié à M. A le 25 février 2019. Un commandement de quitter les lieux leur a été signifié le 4 mars 2019 et une copie du commandement de quitter les lieux a été notifiée à la préfecture des Hauts-de-Seine le 13 mars 2019. Après une vaine tentative d'expulsion le 17 mai 2019, l'huissier de justice a requis, le 17 mai 2019, le concours de la force publique pour procéder à l'expulsion des locataires. Cette demande a cependant été implicitement rejetée par le préfet des Hauts-de-Seine. Par un courrier en date du 18 décembre 2020, réceptionné le 20 décembre 2020, la société Logirep a demandé l'indemnisation du préjudice né des suites du refus de concours de la force publique qui lui a été opposé. Par la présente requête, la société Logirep demande au tribunal de condamner l'Etat au versement de la somme de de 5 893,57 euros au titre du préjudice qu'elle estime avoir subi à la suite de ce refus de concours de la force publique entre le 1er décembre 2019 et le 30 septembre 2020.
2. Les requêtes enregistrées sous les n°s 2104997 et 2105003, présentées pour la société Logirep, présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un même jugement.
3. Il ressort des pièces du dossier que le 16 novembre 2021, les parties ont conclu une transaction d'un montant de 5 745,34 euros en réparation de l'intégralité des préjudices liés à l'occupation des lieux sis 82 rue Paul Morin à Nanterre pour la période du 1er décembre 2019 au 30 septembre 2020. Par suite, les conclusions des requêtes 2104997 et 2105003 sont devenues sans objet.
4. Il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat, les sommes que Logirep demande au titre des frais qu'elle a exposé et non compris dans les dépens.
D E C I D E:
Article 1er : Il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions des requête n° 2104997 et n° 2105003.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes sont rejetés.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Logirep et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 13 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Edert, présidente,
Mme Chaufaux, première conseillère,
Mme Beauvironnet, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2024.
La présidente-rapporteure,
signé
S. EdertL'assesseure la plus ancienne,
signé
E. Chaufaux
La greffière,
signé
S. Le Gueux
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. - 2105003
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026