LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2108659

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2108659

mardi 28 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2108659
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation7ème Chambre
Avocat requérantTOURNIQUET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 1er juillet 2021 et le 15 septembre 2023, M. B A, représenté par Me Tourniquet, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner la commune de Colombes à lui verser la somme de 35 000 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait des fautes commises dans la gestion de sa carrière ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Colombes la somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la commune de Colombes a commis une faute de nature à engager sa responsabilité en manquant à son obligation de formation, dès lors qu'elle ne lui a pas permis de suivre des formations professionnelles, le contraignant ainsi à se maintenir sur son poste sans possibilité d'évolution ;

- il est fondé à solliciter la somme de 35 000 euros en réparation de ses préjudices.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juillet 2023, la commune de Colombes conclut au rejet de la requête

Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés dès lors qu'elle a rempli son obligation de formation à l'égard de M. A et n'a commis aucune faute dans la gestion de sa carrière.

Par ordonnance du 18 septembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 2 octobre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le décret n°2007-1845 du 26 décembre 2007 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Moinecourt, rapporteure ;

- les conclusions de Mme Fléjou, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Le 1er août 2002, M. A a été recruté par la commune de Colombes par un contrat à durée déterminée pour exercer les fonctions d'agent d'entretien, en réponse à un besoin saisonnier. Ce contrat a été renouvelé à plusieurs reprises, jusqu'à ce que M. A conclue avec la commune un contrat à durée indéterminée, prenant effet le 13 mars 2012, pour exercer les fonctions d'agent d'accueil et d'entretien auprès de la direction des sports. Par un courrier en date du 10 mars 2021, il a demandé à cette commune de l'indemniser des préjudices qu'il estime avoir subis en raison de son absence de formation et d'évolution professionnelles au cours de sa carrière, imputables selon lui à des manquements fautifs de la commune. Cette demande a été implicitement rejetée. Par la présente requête, M. A demande au tribunal de condamner la commune de Colombes à lui verser la somme de 35 000 euros en réparation de ses préjudices.

Sur les conclusions indemnitaires :

2. Aux termes de l'article L. 421-2 du code général de la fonction publique : " Les administrations, collectivités et établissements mentionnés à l'article L. 2 mettent en œuvre, au bénéfice de leurs agents, une politique coordonnée de formation professionnelle et de promotion sociale tout au long de la vie ./ Cette politique semblable par sa portée et par les moyens employés à celle définie au titre Ier du livre III de la sixième partie du code du travail, à l'exception de son chapitre V, tient compte du caractère spécifique de la fonction publique. " Aux termes de l'article L. 421-4 du même code : " A l'initiative de son administration d'emploi, l'agent public peut participer à des actions de formation professionnelle, soit comme stagiaire, soit comme formateur. / Il peut également être autorisé à participer, sur sa demande, à de telles actions soit comme stagiaire, soit comme formateur. " Par ailleurs, aux termes de l'article 41 du décret du 26 décembre 2007 relatif à la formation professionnelle tout au long de la vie des agents de la fonction publique territoriale : " Les agents non titulaires () employés par les collectivités territoriales et les établissements publics mentionnés à l'article 2 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée peuvent bénéficier, dans les mêmes conditions que celles fixées pour les fonctionnaires territoriaux, des actions de formation mentionnées aux articles 5 à 7 du présent décret ", lesquelles concernent la formation de perfectionnement ainsi que les préparations aux concours et examens professionnels de la fonction publique.

3. M. A soutient que la commune de Colombes a commis une faute de nature à engager sa responsabilité en manquant à son obligation de formation de ses agents publics territoriaux dès lors qu'elle ne lui a pas permis de bénéficier d'actions de formation et ce alors même qu'il avait manifesté à plusieurs reprises le souhait d'évoluer professionnellement. Ce manquement l'aurait ainsi contraint à se maintenir sur un poste sans possibilité d'évolution professionnelle. Il résulte néanmoins de l'instruction, et notamment des attestations de stages et de formations produites à l'instance par la commune de Colombes, et n'est pas sérieusement contesté par M. A, que celui-ci a pu bénéficier de plusieurs actions de formation au cours de sa carrière telles qu'une formation aux premiers secours du 23 au 24 juin 2003, une formation d'initiation aux outils bureautiques des 8, 9 et 12 février 2007, une formation de prévention et secours civiques du 17 au 18 décembre 2015, une formation de consolidation des bases de l'orthographe et de la grammaire du 22 novembre au 6 décembre 2018 et, enfin, une formation d'accompagnement à la rédaction du livret 2 et à préparation du jury de valorisation des acquis de l'expérience sur cinq jours entre le 12 mars et 3 octobre 2019, auxquelles la commune de Colombes a ajouté douze heures de séances supplémentaires à distance entre le 8 et le 29 avril 2019. En outre, si M. A soutient que la commune de Colombes a rejeté sa demande tendant à bénéficier d'une formation de technicien médiation sociale qui répondait à l'un de ses souhaits d'évolution professionnelle, il résulte de l'instruction que la commune a accepté de participer à hauteur de 50 % au financement de cette formation par un courrier du 5 novembre 2013. Si le requérant soutient que son salaire ne lui permettait pas de financer la partie restée à sa charge, cette circonstance n'est pas de nature à établir un manquement de la commune, aucune disposition légale ou règlementaire ne lui faisant obligation de financer en totalité ladite formation.

4. Il résulte en outre de l'instruction, et plus particulièrement des comptes-rendus de ses entretiens professionnels d'évaluation des années 2016 et 2017, que M. A a manqué de suivre certaines formations qui lui avaient été proposées en lien avec ses souhaits d'évolution professionnelle, dont celui de devenir éducateur sportif, telles qu'une formation sur la sécurité incendie en 2016 et une autre portant sur la sécurité des équipements sportifs en 2017. Il en résulte également que l'intéressé n'a pas rempli tous les objectifs professionnels fixés par la commune. A cet égard, n'ont pas été atteints, ou partiellement, les objectifs de " participer de manière efficace à l'inventaire annuel et à le rendre dans les délais " en 2015, de " mise en place du carnet sanitaire " ou encore de " participer de manière active et efficace à l'inventaire annuel et le rendre dans les délais " en 2016. En 2018, les objectifs de suivi quotidien du carnet d'entretien, de participation aux exercices d'évacuation annuels et de veiller à la bonne conduite du matériel placé sous sa responsabilité n'ont été que partiellement atteints par M. A, avec un " manque de rigueur " relevé.

5. Il résulte de ce qui précède que M. A n'établit pas qu'il aurait été privé de toute formation professionnelle ni qu'il aurait présenté des demandes qui auraient été rejetées. Compte tenu notamment des insuffisances relevées dans ses évaluations, il n'établit pas davantage que sa stagnation professionnelle résulterait de manquements de la commune dans la gestion de sa carrière, sur laquelle ne pèse en tout état de cause aucune obligation à cet égard. En l'absence de toute faute de la commune de Colombes dans le respect de son obligation de formation de M. A et dans la gestion de sa carrière, les conclusions à fin d'indemnisation de ce dernier ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

6. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamné () ".

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Colombes, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. A au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

DECIDE :

Article 1 : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Colombes.

Délibéré après l'audience du 12 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Drevon-Coblence, présidente,

Mme Moinecourt et Mme C, conseillères.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 janvier 2025.

La rapporteure,

signé

L. Moinecourt

La présidente,

signé

E. Drevon-CoblenceLa greffière,

signé

D. Charleston

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions