LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2108904

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2108904

mardi 31 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2108904
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantCLEMENT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 9 juillet 2021 et le 3 avril 2023, l'association Paysages de France, représentée par Me Clément, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision implicite née le 26 juillet 2020 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a rejeté sa demande de prendre les mesures de nature à mettre un terme aux infractions signalées dans la commune de Franconville ;

2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de dresser les procès-verbaux de constatation d'infraction et de prendre les arrêtés de mise en demeure prévus à l'article L. 581-27 du code de l'environnement dans le délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir ;

3°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise en cas d'inexécution par les contrevenants, dans le délai de cinq jours suivant la notification qui leur aura été faite, d'inviter le maire de la commune de Franconville à liquider et recouvrer l'astreinte fixée dans le délai d'un mois suivant la notification qui lui aura été faite des arrêtés de mise en demeure ou, à défaut, de liquider et de recouvrer la créance au profit de l'Etat et de faire exécuter d'office les travaux prescrits dans les arrêtés de mise en demeure et sous astreinte de 150 euros par jour de retard et par dispositif en infraction à compter des dates fixées par le tribunal ;

4°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 15 000 euros en réparation de son préjudice moral ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les dispositifs critiqués constituent des enseignes au sens de l'article L. 581-3 du code de l'environnement et cinq d'entre elles présentent une hauteur supérieure à 8 mètres en méconnaissance de l'article R. 581-65 du code de l'environnement, la sixième méconnaissant les exigences de l'article L. 581-62 du code de l'environnement qui imposent que ses fixations ou supports soient dissimulés ;

- le préfet du Val-d'Oise avait obligation, du fait de la carence du maire de Franconville, de se substituer à ce dernier afin de faire cesser les infractions à la police de la publicité, des enseignes et des préenseignes en mettant en œuvre les pouvoirs qu'il tient de l'article L. 581-27 du code de l'environnement ;

- la carence du préfet du Val-d'Oise lui a causé un préjudice moral dès lors que cette carence accroit ses difficultés pour défendre la cause pour laquelle elle s'est constituée, porte une atteinte grave aux intérêts qu'elle défend et l'oblige à saisir le juge administratif pour assurer le respect des dispositions du code de l'environnement relatives à la publicité et aux enseignes et préenseignes ;

- elle est fondée à demander réparation de ce préjudice moral à hauteur de 15 000 euros.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 24 mars et 4 août 2023, le préfet du Val- d'Oise conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- le maire de Franconville est le premier garant du respect des règles locales en matière de publicité, d'enseignes et préenseignes en application de l'article L. 581-14-2 du code de l'environnement de sorte que l'association requérante n'est pas fondée à invoquer un refus illégal du préfet du Val-d'Oise de se substituer au maire de Franconville ;

- aucune inaction ne peut lui être reprochée ;

- l'un des dispositifs critiqués par l'association requérante a été démonté ;

- l'existence du préjudice qu'elle invoque n'est pas démontré et l'indemnité demandée est disproportionnée.

Les parties ont été informées par un courrier en date du 9 décembre 2024, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que les conclusions à fin d'annulation de la décision attaquée sont devenues sans objet, dès lors que les dispositions de l'article L. 581-14-2 du code de l'environnement ont été abrogées.

Le préfet du Val-d'Oise a présenté des observations enregistrées le 11 décembre 2024 et communiquées le 12 décembre 2024.

L'association Paysages de France a présenté des observations enregistrées le 12 décembre 2024 et communiquées le même jour.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Chaufaux,

- les conclusions de Mme Garona, rapporteure publique,

- et les observations de M. A, représentant le préfet du Val-d'Oise.

Considérant ce qui suit :

1. L'association Paysages de France, association agréée de protection de l'environnement au titre de l'article L. 141-1 du code de l'environnement, a constaté sur la commune de Franconville la présence de six enseignes qu'elle estime irrégulièrement implantées au regard des dispositions du code de l'environnement relatives à la publicité, aux enseignes et préenseignes. Par un courrier en date du 23 décembre 2019, elle a demandé au maire de Franconville de faire usage des pouvoirs de police qu'il tient des dispositions de l'article L. 581-27 du code de l'environnement et de faire constater ces infractions puis procéder à la suppression ou à la mise en conformité de ces enseignes, demande réitérée par un courrier du 6 novembre 2020. A défaut de réponse, l'association requérante a demandé par un courrier en date du 15 mai 2020 au préfet du Val-d'Oise de se substituer au maire de Franconville en application des dispositions de l'article L. 581-14-2 du code de l'environnement alors applicables. Par la présente requête, l'association Paysages de France demande au tribunal d'annuler la décision implicite née le 26 juillet 2020 du silence gardé par le préfet sur sa demande, d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de constater les infractions et de prendre des arrêtés de mise en demeure en vue de la suppression ou de la mise en conformité des enseignes qu'elle estime irrégulièrement implantées sur la commune de Franconville et de condamner l'Etat à réparer le préjudice moral qu'elle a subi.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

2. L'effet utile de l'annulation pour excès de pouvoir du refus opposé implicitement par le préfet du Val-d'Oise à la demande de l'association tendant à ce qu'il se substitue au maire de Franconville et fasse constater les infractions signalées puis procéder à la suppression ou à la mise en conformité des enseignes qu'elle estime irrégulièrement implantées, en application des dispositions de l'article L. 581-14-2 du code de l'environnement, réside dans l'obligation, que le juge peut prescrire en vertu des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, pour les autorités compétentes de prendre cette mesure.

3. Or, les dispositions de l'article L. 581-14-2 du code de l'environnement qui permettaient au préfet de demander au maire de prendre les mesures prévues aux articles L. 581-27, L. 581-28 et L. 581-31 du code de l'environnement et, le cas échéant, de se substituer au maire en cas de carence de ce dernier dans l'exercice de son pouvoir de police des publicités, enseignes et préenseignes, ont été abrogées à compter du 1er janvier 2024. Il s'ensuit que la requête de l'association Paysages de France tendant à l'annulation du refus du préfet du Val-d'Oise de faire usage de ses pouvoirs de police en vue de faire cesser les infractions signalées, qui ne peut plus donner lieu à aucune mesure d'exécution de sa part, est devenue sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

En ce qui concerne les conclusions indemnitaires :

4. Aux termes de l'article L. 481-14-2 du code de l'environnement dans sa version applicable à la date de la décision en litige et jusqu'au 31 décembre 2023 : " Les compétences en matière de police de la publicité sont exercées par le préfet. Toutefois, s'il existe un règlement local de publicité, ces compétences sont exercées par le maire au nom de la commune. Dans ce dernier cas, à défaut pour le maire de prendre les mesures prévues aux articles L. 581-27, L. 581-28 et L. 581-31 dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui est adressée par le représentant de l'Etat dans le département, ce dernier y pourvoit en lieu et place du maire. "

5. La responsabilité de l'Etat n'est susceptible d'être engagée à raison d'une abstention du préfet à exercer son pouvoir de substitution que pour autant que cette carence soit constitutive d'une faute lourde.

6. En l'espèce, il ne résulte pas de l'instruction qu'en s'abstenant de prendre les mesures propres à faire cesser, avant le 31 décembre 2023, les infractions dénoncées par l'association requérante, le préfet du Val-d'Oise aurait commis une faute lourde. Par suite, les conclusions indemnitaires présentées par l'association Paysages de France ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais du litige :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que l'association Paysages de France demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de l'association Paysages de France aux fins d'annulation et d'injonction.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association Paysages de France et à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche.

Copie en sera adressée au préfet du Val-d'Oise et à la commune de Franconville.

Délibéré après l'audience du 13 décembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Edert, présidente,

Mme Chaufaux, première conseillère,

Mme Beauvironnet, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 décembre 2024 .

La rapporteure,

signé

E. Chaufaux

La présidente,

signé

S. EdertLa greffière,

signé

S. Le Gueux

La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions