Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2115698

vendredi 16 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2115698
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBODART

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Dezobry Frères d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Villiers-le-Sec lui opposant un sursis à statuer sur sa demande de permis de construire. Par une ordonnance du 16 mai 2025, le président de la 6ème chambre a constaté le désistement d’office de la requête, faute pour la société d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Il est donc donné acte de ce désistement, sans qu’il soit statué sur les moyens soulevés (incompétence, erreur de fait, erreur de droit).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 décembre 2021, la société Dezobry Frères, représentée par Me Bodart, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 10 juin 2021 par lequel le maire de la commune de Villiers-le-Sec a opposé un sursis à statuer à sa demande de permis de construire ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Villiers-le-Sec une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice d'incompétence ;

- il est entaché d'une erreur de fait sur la référence de la demande de permis de construire ;

- il est entaché d'une erreur de droit tirée de ce qu'il indique être dirigé contre une autorisation de travaux ;

- il est entaché d'une erreur de droit tirée de la méconnaissance de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; () ". Selon l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ". Aux termes de l'article R. 611-8-2 du même code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. / Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties ou leur mandataire sont alertés de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par eux. () ".

2. Au vu de l'état du dossier, la société Dezobry Frères a été, en application des dispositions précitées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, invitée à confirmer expressément le maintien de ses conclusions, par un courrier du président de la formation de jugement du 27 novembre 2024, adressé à son conseil au moyen de l'application " Télérecours ", mis à disposition le jour-même. Ce courrier l'informait de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d'un mois, elle serait réputée s'être désistée d'office. Aucune confirmation n'étant parvenue à la juridiction dans ce délai, la société Dezobry Frères doit être réputée s'être désistée de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Dezobry Frères.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Dezobry Frères et à la commune de Villiers-le-Sec.

Fait à Cergy, le 16 mai 2025.

Le président de la 6ème chambre,

signé

L. Buisson

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2115698