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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2203883

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2203883

vendredi 14 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2203883
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère Chambre (JU)
Avocat requérantCHAUMANET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête, enregistrée sous le n° 2203883 le 16 mars 2022, la société Logirep, représentée par Me Chaumanet, demande au tribunal :

1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 8 778,99 euros en réparation des préjudices subis en raison du refus de concours de la force publique pour exécuter le jugement d'expulsion rendu le 17 mai 2019 par le tribunal d'instance de Colombes, assortie des intérêts moratoires à compter du 17 novembre 2021 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- par un jugement du 17 mai 2019, le tribunal d'instance de Colombes a ordonné l'expulsion de la locataire du logement dont elle est propriétaire, si bien que le refus de concours de la force publique opposé le 17 janvier 2022 par le préfet des Hauts-de-Seine est de nature à engager la responsabilité de l'Etat ;

- son préjudice locatif doit lui être réparé sur la période allant du 11 juillet 2020, date d'expiration de la trêve hivernale, jusqu'au 26 août 2021.

La requête a été communiquée au préfet des Hauts-de-Seine qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Par un mémoire, enregistré le 13 janvier 2025, la société requérante déclare se désister purement et simplement de sa requête.

II. Par une requête, enregistrée sous le n° 2203886 le 16 mars 2022, la société Logirep, représentée par Me Chaumanet, demande au tribunal, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :

1°) de condamner l'Etat à lui verser à titre provisionnel la somme de 8 778,99 euros à valoir sur la réparation des préjudices subis en raison du refus de concours de la force publique pour exécuter le jugement d'expulsion du 17 mai 2019 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 750 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient les mêmes moyens que ceux exposés dans la requête n° 2203883 susvisée.

La requête a été communiquée au préfet des Hauts-de-Seine qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Par un mémoire, enregistré le 13 janvier 2025, la société requérante déclare se désister purement et simplement de sa requête.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code civil ;

- le code des procédures civiles d'exécution ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme David-Brochen en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme David-Brochen, magistrate désignée, a été entendu au cours de l'audience publique, durant laquelle les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. La société Logirep est propriétaire d'un logement situé au 213 rue Colbert à Colombes (92), qui a été loué à Mme A B en vertu d'un contrat de bail débutant le 28 septembre 2011. Par un jugement du 17 mai 2019, signifié aux parties le 28 mai suivant, le tribunal d'instance de Colombes a constaté la résiliation du bail pour défaut de paiement des loyers et ordonné l'expulsion de la locataire de ce logement, le cas échéant avec l'assistance de la force publique. Un commandement de quitter les lieux a été émis et signifié respectivement à la locataire et au préfet des Hauts-de-Seine les 26 et 30 juillet 2019. Par une réquisition datée du 3 octobre 2019, la société Logirep a tenté en vain d'obtenir le concours de la force publique pour procéder à l'expulsion de l'occupante de son logement.

2. Par la requête enregistrée sous le n° 2203883, la société Logirep demande au tribunal de condamner l'Etat à lui verser la somme de 8 778,99 euros en réparation du préjudice matériel subi en raison de ce refus de concours de la force publique. Par la seconde requête enregistrée sous le n° 2203886, elle demande au tribunal de condamner l'Etat au versement de la même somme à titre provisionnel et sur le même fondement de responsabilité, en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.

3. Les deux requêtes susvisées présentent à juger les mêmes questions concernant la même requérante et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul et même jugement.

Sur les désistements :

4. Par deux mémoires enregistrés le 13 janvier 2025, la société Logirep a déclaré se désister purement et simplement des deux instances susvisées, prises en toutes leurs conclusions. Ces désistements sont purs et simples et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte des désistements d'instance de la société Logirep des requêtes enregistrées sous les numéros 2203883 et 2203886.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Logirep et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 février 2025.

La magistrate désignée,

signé

L. David-BrochenLa greffière,

signé

S. Le Gueux

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°s 2203883, 2203886

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