Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2214057

mardi 16 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2214057
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantLAPLANTE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A, qui contestait le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle, dès lors que cette autorisation lui a été accordée en cours d'instance. La juridiction a néanmoins condamné le CNAPS à verser 800 euros à M. A au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, considérant que le requérant était fondé à saisir le tribunal avant la décision de la CNAC.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 octobre 2022, M. B A, représenté par Me Laplante, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 22 avril 2022 par laquelle le directeur du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de lui délivrer une carte professionnelle, ensemble la décision implicite par laquelle la commission nationale d'agrément et de contrôle (CNAC) a rejeté son recours préalable.

2°) de mettre à la charge du CNAPS et de la CNAC la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 12 septembre 2025, le conseil national des activités privées de sécurité conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions aux fins de versement des frais d'instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (). "

2. Postérieurement à l'introduction de la requête, le conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a délivré à l'intéressé l'autorisation sollicitée. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de sa requête.

3. La commission nationale d'agrément et de contrôle (CNAC) s'est prononcée sur le recours de M. A postérieurement à l'introduction de sa requête, laquelle a été introduite à la veille de l'expiration du délai de recours contentieux. M. A était ainsi fondé à introduire son recours sans attendre la décision de la CNAC. Il y a donc lieu de mettre à la charge du CNAPS le versement à M. A de la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. A.

Article 2 : Le conseil national des activités privées de sécurité versera à M. A la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au conseil national des activités privées de sécurité.

Fait à Cergy, le 16 septembre 2025.

Le président de la 12ème chambre,

signé

P.-H. d'Argenson

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.