Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2215158
lundi 17 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2215158 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | C |
| Formation | Pole Social (JU) |
| Avocat requérant | TOMAS |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n° 1809255 en date du 10 juillet 2020, le tribunal a condamné l'État à verser à Mme B A une somme de 3 600 euros, assortie des intérêts au taux légal, à compter de la date de réception de sa demande indemnitaire préalable et a condamné l'État à verser à Me Tomas une somme de 800 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Par un mémoire enregistré le 5 février 2022, Me Tomas a informé le tribunal des difficultés rencontrées par Mme A pour obtenir l'exécution de l'article 1er ce jugement et sollicité du tribunal qu'il soit enjoint à l'État d'exécuter ce jugement sous astreinte de 300 euros par jour de retard.
Par une lettre en date du 16 février 2022, le président du tribunal par interim a demandé au préfet des Hauts-de-Seine de bien vouloir, dans le délai de quinze jours, justifier de la nature et de la date des mesures qui ont été prises pour assurer l'exécution du jugement ou de lui faire connaître les raisons qui pourraient retarder cette exécution.
Par une lettre en date du 28 mars 2022, le président du tribunal par interim a rappelé les termes de son courrier du 16 février 2022, indiquant, en outre, que toute condamnation au versement d'une somme d'argent est productive d'intérêts à compter du prononcé du jugement.
Le président du Tribunal a, par une ordonnance en date du 3 novembre 2022, ouvert, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement.
Le préfet des Hauts-de-Seine a produit trois mémoires en défense, enregistrés les 13 janvier et 13 novembre 2023 et 22 mars 2024. Dans le dernier état de ses écritures, il informe le tribunal de ce que le jugement n° 1809255 a été exécuté en totalité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le jugement n° 1809255 en date du 10 juillet 2020, devenu définitif ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Lepetit-Collin, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la magistrate désignée a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Lepetit-Collin a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction est intervenue après l'appel de l'affaire à l'audience en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte. ". Aux termes de l'article R. 921-6 du même code : " Dans le cas où le président estime nécessaire de prescrire des mesures d'exécution par voie juridictionnelle, et notamment de prononcer une astreinte, ou lorsque le demandeur le sollicite dans le mois qui suit la notification du classement décidé en vertu du dernier alinéa de l'article précédent et, en tout état de cause, à l'expiration d'un délai de six mois à compter de sa saisine, le président de la cour ou du tribunal ouvre par ordonnance une procédure juridictionnelle. / Toutefois, à l'expiration de ce délai de six mois, lorsque le président estime que les diligences accomplies sont susceptibles de permettre, à court terme, l'exécution de la décision, il informe le demandeur que la procédure juridictionnelle ne sera ouverte, le cas échéant, qu'à l'expiration d'un délai supplémentaire de quatre mois. / Cette ordonnance n'est pas susceptible de recours. L'affaire est instruite et jugée d'urgence. Lorsqu'elle prononce une astreinte, la formation de jugement en fixe la date d'effet ".
2. L'exécution du jugement n° 1809255 en date du 10 juillet 2020 comportait pour l'État l'obligation de verser à Mme A une somme de 3 600 euros et le versement à Me Tomas d'une somme de 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État. Or, il résulte de l'instruction, et notamment du mémoire enregistré le 22 mars 2024 pour le préfet des Hauts-de-Seine, que ce jugement a été exécuté dans sa totalité. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme A.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme A.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au préfet des Hauts-de-Seine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 juin 2024.
La magistrate désignée,
Signé
H. Lepetit-Collin
La greffière,
Signé
C. Mas
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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