Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2300199

lundi 9 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2300199
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre une mise en demeure de payer un trop-perçu de rémunération de 383,30 euros. En cours d’instance, l’administration a annulé le titre de perception sous-jacent, rendant sans objet les conclusions principales. Par ordonnance, le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté la demande de frais irrépétibles. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n°2219937/12-1 du 5 janvier 2023, le président du tribunal administratif de Paris a renvoyé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise la requête de Mme A B, enregistrée le 23 septembre 2022 au greffe de ce tribunal.

Par cette requête et un mémoire complémentaire enregistré le 6 novembre 2023, Mme A B demande au tribunal :

1°) d'annuler la mise en demeure valant commandement de payer émise à son encontre le 25 juillet 2022 par le comptable public de la direction départementale des finances publiques du Val-de-Marne pour la somme de 383,30 euros correspondant à un trop-perçu de rémunération pour la période du 2 au 7 juillet 2019 ;

2°) de la décharger de l'obligation de payer la somme de 383,30 euros ;

3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 octobre 2023, le rectorat de l'académie de Créteil conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête, faisant valoir que le titre de perception valant mise en demeure de payer émis le 25 juillet 2022 par le comptable public de la direction départementale des finances publiques du Val-de-Marne pour la somme de 383,30 euros a été annulé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 9 octobre 2023, postérieure à l'introduction de la requête, la rectrice de l'académie de Créteil a annulé le titre de perception émis le 20 septembre 2021 d'un montant de 348,30 euros, entraînant ainsi par voie de conséquence l'annulation de la mise en demeure contestée et celle de la majoration de 35 euros. Les conclusions à fin d'annulation de la requête et à fin de décharge de l'obligation de payer la somme de 383,30 euros en litige sont par conséquent devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement à Mme B de la somme qu'elle demande sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et à fin de décharge de l'obligation de payer la somme de 383,30 euros de la requête de Mme B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B et à la ministre de l'éducation nationale.

Copie en sera adressée à la rectrice de l'académie de Créteil et à la direction départementale des finances publique du Val-de-Marne.

Fait à Cergy, le 9 décembre 2024.

La Présidente de la 7ème chambre

signé

E. Drevon-Coblence

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.