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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2314827

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2314827

lundi 17 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2314827
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDESFARGES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 novembre 2023, Mme B C, représentée par Me Desfarges, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 13 septembre 2022 de la commission de recours amiable de la CAF du Val-d'Oise en tant qu'elle révèle une décision implicite du département du Val-d'Oise par laquelle ce dernier a rejeté son recours préalable obligatoire portant sur la somme de 12 518 euros au titre d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) versé entre octobre 2019 et mars 2022 ;

2°) de la décharger du paiement de la somme de 12 518 euros;

3°) d'enjoindre au département du Val-d'Oise de réexaminer sa situation dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour ;

4°) à titre subsidiaire, de lui octroyer une remise gracieuse partielle ou totale de cette dette ;

5°) de mettre à la charge du département du Val-d'Oise la somme de 2 000 euros au bénéfice de son conseil sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 janvier 2025, le département du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.

Vu :

- la décision du 20 mars 2023 par laquelle le président du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Pontoise a admis Mme C au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;

- la décision par laquelle le président du tribunal administratif a désigné Mme Monteagle, première conseillère, pour signer les ordonnances visées à l'article R. 222-1 du code de justice administrative ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : ()/ 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () / 7°Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

Sur les conclusions d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental () ". Aux termes de l'article R. 262-88 de ce code : " Le recours administratif préalable mentionné à l'article L. 262-47 est adressé par le bénéficiaire au président du conseil départemental dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision contestée. Il motive sa réclamation. () ". D'autre part, aux termes de l'article L. 412-7 du code de relations entre le public et l'administration : " La décision prise à la suite d'un recours administratif préalable obligatoire se substitue à la décision initiale ". L'institution par ces dispositions d'un recours administratif préalable obligatoire à la saisine du juge, a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement le positionnement de l'administration. Il s'ensuit que la décision prise à la suite du recours préalable est seule susceptible d'être déférée au juge de la légalité en ce qu'elle se substitue à la décision initiale.

3. Si Mme C soutient que la décision initiale lui ayant notifié l'indu de RSA est entachée de divers vices de forme, faute d'être signée et d'être motivée, de détailler les prestations en jeu et de l'informer du délai de deux mois dont elle dispose pour s'acquitter de sa dette ainsi que de l'existence d'un droit d'option, la décision attaquée, prise sur recours préalable obligatoire, s'est entièrement substituée à cette décision initiale, qu'au demeurant Mme C n'a pas produite, en application du principe énoncé au point précédent. Le moyen est donc inopérant.

4. En deuxième lieu, Mme C doit être regardée comme demandant l'annulation de la décision de la commission de recours amiable du 13 septembre 2022 en tant qu'elle lui révèle que son recours préalable obligatoire sur l'indu de RSA a été rejeté, alors que cette décision n'a pas pour objet de statuer sur le recours préalable de Mme C sur l'indu de RSA, mais de statuer sur la qualification de fraude. En outre, le département du Val-d'Oise fait valoir en défense qu'il n'a pas eu connaissance du recours préalable de Mme C contre l'indu, recours dont d'ailleurs Mme C n'a pas produit copie. Par conséquent, le rejet du recours administratif préalable obligatoire présenté par Mme C sur l'indu de RSA, dont Mme C établit avoir eu connaissance par la décision du 13 septembre 2022, est une décision implicite. Dès lors, elle a nécessairement été rendue par l'autorité compétente. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision serait entachée d'un vice de compétence est manifestement infondée.

5. En troisième lieu, si Mme C soutient que le caractère suspensif de son recours dirigé contre l'indu en litige n'a pas été respecté, dès lors que la CAF du Val-d'Oise aurait illégalement procédé à des retenues sur d'autres prestations à échoir dès notification de la décision attaquée, cette circonstance, qui est relative aux conditions d'exécution de la décision attaquée, est sans incidence sur la légalité de cette dernière. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles est donc inopérant.

6. En quatrième lieu, selon le premier alinéa de l'article L. 114-10 du code de la sécurité sociale, dans sa rédaction applicable au litige : " Les directeurs des organismes de sécurité sociale confient à des agents chargés du contrôle, assermentés et agréés dans des conditions définies par arrêté du ministre chargé de la sécurité sociale, le soin de procéder à toutes vérifications ou enquêtes administratives concernant l'attribution des prestations et la tarification des accidents du travail et des maladies professionnelles. () Ces agents ont qualité pour dresser des procès-verbaux faisant foi jusqu'à preuve du contraire ". Les conditions d'agrément des agents des caisses d'allocations familiales exerçant une mission de contrôle sont définies par un arrêté du ministre de la santé et de la protection sociale et du ministre de la famille et de l'enfance du 30 juillet 2004, qui renvoie aux dispositions de l'article L. 243-9 du code de la sécurité sociale en ce qui concerne les conditions d'assermentation.

8. Le département du Val-d'Oise a établi, par la production de pièces, que Mme D A, agent de la CAF ayant procédé au contrôle de situation de la requérante et dont les nom et prénom sont apposés en fin du rapport d'enquête du 22 octobre 2021, a prêté serment le 8 mars 2012 et a été agréée le 5 mars 2013. Ces pièces ont été communiquées à la requérante, qui ne les a pas contestées. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité du contrôle résultant du défaut d'assermentation et d'agrément de l'agent de la CAF est manifestement non-fondé.

9. En cinquième lieu, l'article L. 114-19 du code de la sécurité sociale prévoit que le droit de communication permet à certains agents des organismes de sécurité sociale d'obtenir, auprès de personnes publiques et privées que l'article L. 114-20 du même code désigne par renvoi au livre des procédures fiscales, sans que le secret professionnel ne s'y oppose, les documents et informations nécessaires à l'exercice des missions de contrôle ou de recouvrement de prestations indûment versées qu'il définit. L'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale dispose que l'organisme ayant usé de ce droit est tenu d'informer la personne à l'encontre de laquelle est prise la décision de supprimer le service d'une prestation ou de mettre des sommes en recouvrement " de la teneur et de l'origine des informations et documents obtenus auprès de tiers sur lesquels il s'est fondé pour prendre cette décision " et qu'il communique, avant la mise en recouvrement ou la suppression du service de la prestation, une copie de ces documents à la personne qui en fait la demande.

10. Il résulte de ces dispositions que les caisses d'allocations familiales, chargées du service du revenu de solidarité active, réalisent les contrôles relatifs à cette prestation d'aide sociale selon les règles, procédures et moyens d'investigation applicables aux prestations de sécurité sociale, au nombre desquels figurent le droit de communication instauré par l'article L. 114-19 du code de la sécurité sociale au bénéfice des organismes de sécurité sociale pour contrôler la sincérité et l'exactitude des déclarations souscrites ou l'authenticité des pièces produites en vue de l'attribution et du paiement des prestations qu'ils servent, ainsi que les garanties procédurales s'attachant, en vertu de l'article L. 114-21 du même code, à l'exercice de ce droit par un organisme de sécurité sociale. Il incombe ainsi à l'organisme ayant usé du droit de communication, avant la suppression du service de la prestation ou la mise en recouvrement, d'informer l'allocataire à l'encontre duquel est prise la décision de supprimer le droit au revenu de solidarité active ou de récupérer un indu de revenu de solidarité active, tant de la teneur que de l'origine des renseignements qu'il a obtenus de tiers par l'exercice de son droit de communication et sur lesquels il s'est fondé pour prendre sa décision. Cette obligation a pour objet de permettre à l'allocataire, notamment, de discuter utilement leur provenance ou de demander que les documents qui, le cas échéant, contiennent ces renseignements soient mis à sa disposition avant la récupération de l'indu ou la suppression du service de la prestation, afin qu'il puisse vérifier l'authenticité de ces documents et en discuter la teneur ou la portée. Les dispositions de l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale instituent ainsi une garantie au profit de l'intéressé. Toutefois, la méconnaissance de ces dispositions par l'organisme demeure sans conséquence sur le bien-fondé de la décision prise s'il est établi qu'eu égard à la teneur du renseignement, nécessairement connu de l'allocataire, celui-ci n'a pas été privé, du seul fait de l'absence d'information sur l'origine du renseignement, de cette garantie.

11. Mme C soutient, dans des termes stéréotypés, qu'elle n'aurait pas été informée de la mise en œuvre par la CAF des Hauts-de-Seine du droit de communication prévu par les dispositions précitées. Toutefois, il ressort des termes mêmes du rapport d'enquête, établi le 22 octobre 2021 par un agent assermenté de la CAF et versé au dossier par le département du Val-d'Oise, dont les mentions font foi jusqu'à preuve du contraire, que la requérante a été informée par oral et par écrit de la mise en œuvre du droit de communication dévolu à la caisse. Mme C, à qui cette pièce a été communiquée, n'a pas contesté ces mentions. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité de la décision en litige faute d'information sur la mise en œuvre des dispositions de l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale est manifestement non fondé.

12. En sixième lieu, la requérante invoque une violation du principe du contradictoire et des droits de la défense tels que garantis par les stipulations de l'article 6-1 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la décision attaquée n'émane d'un tribunal au sens de ces stipulations. Dès lors, le moyen est inopérant. En tout état de cause, il ressort des termes mêmes du rapport d'enquête, et n'est pas contestée par Mme C, qu'elle a été reçue par l'agent de contrôle et qu'elle a pu faire oralement valoir ses observations à cette occasion. Le département a également produit le courrier du 30 octobre 2021 par lequel Mme C indiquait qu'elle avait pris connaissance des conclusions du rapport d'enquête et présentait des observations écrites à leur encontre. A supposer donc que Mme C puisse être regardée comme soulevant la méconnaissance du principe du contradictoire, le moyen est manifestement infondé.

13. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. (.) ". L'article L. 262-15 du même code prévoit que : " L'instruction administrative de la demande est effectuée à titre gratuit, dans des conditions déterminées par décret, par les services du département ou l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active. [] ". L'article L. 262-3 du même code dispose que : " [] L'ensemble des ressources du foyer, y compris celles qui sont mentionnées à l'article L. 132-1, est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active [] ". Aux termes de l'article L. 262-9 du même code : " Le montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 est majoré, pendant une période d'une durée déterminée, pour : 1° Une personne isolée assumant la charge d'un ou de plusieurs enfants ; () / Est considérée comme isolée une personne veuve, divorcée, séparée ou célibataire, qui ne vit pas en couple de manière notoire et permanente et qui notamment ne met pas en commun avec un conjoint, concubin ou partenaire de pacte civil de solidarité ses ressources et ses charges.() ". L'article R. 262-37 du même code précise que : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments ". Aux termes de l'article 515-8 du code civil : " Le concubinage est une union de fait, caractérisée par une vie commune présentant un caractère de stabilité et de continuité, entre deux personnes, de sexe différent ou de même sexe, qui vivent en couple "

14. Pour le bénéfice du RSA, le foyer s'entend du demandeur, ainsi que, le cas échéant, de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin et des enfants ou personnes de moins de vingt-cinq ans à charge qui remplissent les conditions précisées par l'article R. 262-3 du code de l'action sociale et des familles. Pour l'application de ces dispositions, le concubin est la personne qui mène avec le demandeur une vie de couple stable et continue. Une telle vie de couple peut être établie par un faisceau d'indices concordants, au nombre desquels la circonstance que les intéressés mettent en commun leurs ressources et leurs charges.

15. Il ressort des pièces du dossier que la CAF du Val-d'Oise a mis initialement à la charge de Mme C cet indu de RSA au motif qu'elle n'avait jamais cessé de mener vie commune avec le père de ses trois enfants, alors qu'elle s'en déclarait séparée depuis le 10 juillet 2019. La CAF du Val-d'Oise a déduit cette communauté de vie de l'existence d'une communauté d'adresse et de toit, d'une communauté patrimoniale et financière et d'une communauté affective, compte tenu de la naissance d'un enfant né de leur union le 29 octobre 2019. Pour contester motif, Mme C, qui est représentée par un avocat, se borne à soutenir en des termes non-circonstanciés, qu'elle n'a plus de relation avec le père de ses trois enfants qui ne ferait que l'héberger à titre gratuit, sans produire aucune pièce, ni n'apporter aucune précision pour contester l'ensemble des éléments de faits précis et nombreux listés dans le rapport d'enquête du 22 octobre 2021 de la CAF du Val-d'Oise. Dès lors, le moyen tiré de ce que l'indu ne serait pas fondé n'est manifestement pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions d'annulation de Mme C, à l'appui desquelles elle ne présente que des moyens de légalité externe manifestement non fondés, des moyens inopérants, des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou qui ne sont manifestement pas assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé, ne peuvent qu'être rejetées sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Sur les conclusions à fin de remise de dette :

17. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Sauf en matière de travaux publics, la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ". Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative: " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () ".

18. Mme C demande, à titre subsidiaire, que lui soit accordée une remise totale de sa dette de RSA compte tenu de sa situation. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction qu'elle ait formé une demande de remise de dette qui aurait été implicitement ou explicitement rejetée, avant de saisir le tribunal, y compris après avoir été mise à même de régulariser sa requête par le tribunal sur ce point par une demande dont il a été accusé réception le 20 janvier 2025. Il ne ressort pas davantage des décisions produites par la requérante qu'il ait été statué d'office sur une telle demande. Par suite, les conclusions de Mme C à fin de remise de dette sont irrecevables et doivent, pour ce motif, être rejetées sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Sur les frais liés au litige :

19. La présente ordonnance rejetant l'ensemble des conclusions présentées par Mme C, ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ne pourront par voie de conséquence qu'être rejetées sur le fondement du 5° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Par ces motifs, le tribunal ordonne :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C, à Me Desfarges et au département du Val-d'Oise.

Copie sera adressée à la caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise.

Fait à Cergy, le 17 février 2025.

La magistrate désignée,

Signé

M. Monteagle

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition

La greffière

No 2314827

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