Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2315869
jeudi 12 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2315869 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 novembre 2023, M. A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 22 novembre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Il soutient que :
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen complet de sa situation ;
- elles sont entachées d'une erreur de droit ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.
Une décision de caducité de l'aide juridictionnelle a été prise le 29 juillet 2024 par le bureau d'aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. / () ".
2. En premier lieu, il ressort de l'arrêté attaqué qu'il contient les considérations de droit et de fait qui ont conduit le préfet des Hauts-de-Seine à obliger M. A à quitter le territoire français sans délai et à lui interdire le retour sur le territoire français pour une durée d'un an, notamment qu'il est en situation irrégulière sur le territoire français, ce qu'il ne conteste pas. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions attaquées sont insuffisamment motivées doit être écarté comme étant manifestement infondé.
3. En deuxième lieu, il ne ressort ni de l'arrêté attaqué ni d'aucune des pièces du dossier que le préfet des Hauts-de-Seine ne se serait pas livré à un examen complet de la situation de M. A avant de prendre les décisions attaquées. Le moyen tiré du défaut d'examen sérieux doit donc être écarté comme n'étant assorti que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien.
4. En troisième lieu, si M. A soutient que les décisions attaquées sont entachées d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation, de tels moyens ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, M. A se bornant à évoquer la précarité de sa situation. Ils doivent donc être écartés.
5. Dès lors, faute de moyen utile soulevé dans le délai de recours contentieux, il y a lieu de rejeter la requête de M. A, qui n'a pas annoncé de mémoire complémentaire, sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Par ces motifs, le tribunal ordonne :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Cergy, le 12 décembre 2024.
La présidente de la 3ème chambre,
signé
C. Oriol
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.