Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2404746

lundi 26 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2404746
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMARMIN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 22 février 2024 clôturant sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée un certificat de résidence algérien valable jusqu’en octobre 2026, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il condamne néanmoins l’État à verser 800 euros à Mme B... au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 avril 2024, Mme A... B..., représentée par Me Marmin, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision en date du 22 février 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a clôturé sa demande de renouvellement de titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet des Hauts de Seine de reprendre l’instruction de sa demande et de lui délivrer, le temps de cette instruction, une attestation de prolongation d’instruction ou un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour et ce, dans un délai de 8 jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense enregistré le 18 décembre 2025, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au prononcé d’un non-lieu.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

Postérieurement à l’enregistrement de la requête, le préfet des Hauts-de-Seine a décidé de délivrer à Mme B... un certificat de résidence algérien valable du 23 octobre 2025 au 22 octobre 2026. Les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête sont ainsi devenues sans objet.

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l’Etat, à ce titre, la somme de 800 euros à verser à Mme B....


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de Mme B....

Article 2 : L’Etat versera la somme de 800 euros à Mme B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au préfet des Hauts-de-Seine.


Fait à Cergy, le 26 janvier 2026,


Le président de la 3ème chambre,


Signé


C. CANTIÉ


La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.