Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2405216
jeudi 12 février 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2405216 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | EBC AVOCATS |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir formé contre le refus du CNAPS de délivrer une autorisation d'accès à une formation. Cette décision fait suite à la délivrance de l'autorisation sollicitée par le CNAPS après l'introduction de la requête. Le tribunal a néanmoins condamné le CNAPS à verser à l'intéressé la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées les 8 avril 2024 et 16 avril 2024, M. B... A..., représenté par Me Enard-Bazire, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 8 décembre 2023 par laquelle le directeur du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de lui délivrer une autorisation préalable d'accès à une formation aux métiers de la sécurité privée, ensemble de la décision implicite du 16 avril 2024 par laquelle le CNAPS a rejeté son recours gracieux formé contre cette décision ;
2°) d’enjoindre au CNAPS de réexaminer sa demande de renouvellement de carte professionnelle et de lui délivrer une autorisation d’accès à la formation professionnelle dans un délai de 15 jours ;
3°) de mettre à la charge du CNAPS la somme de 1 350 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 janvier 2026, le conseil national des activités privées de sécurité conclut au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : (…) / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…). »
2. Postérieurement à l’introduction de la requête, le conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a délivré à l’intéressé l’autorisation sollicitée. Il n’y a donc plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de sa requête.
3. Il y a lieu de mettre à la charge du CNAPS le versement à M. A..., de la somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de M. A....
Article 2 : Le CNAPS versera à M. A..., la somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au conseil national des activités privées de sécurité.
Fait à Cergy, le 12 février 2026.
Le président de la 12ème chambre,
signé
P.-H. d’Argenson
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées les 8 avril 2024 et 16 avril 2024, M. B... A..., représenté par Me Enard-Bazire, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 8 décembre 2023 par laquelle le directeur du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de lui délivrer une autorisation préalable d'accès à une formation aux métiers de la sécurité privée, ensemble de la décision implicite du 16 avril 2024 par laquelle le CNAPS a rejeté son recours gracieux formé contre cette décision ;
2°) d’enjoindre au CNAPS de réexaminer sa demande de renouvellement de carte professionnelle et de lui délivrer une autorisation d’accès à la formation professionnelle dans un délai de 15 jours ;
3°) de mettre à la charge du CNAPS la somme de 1 350 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 janvier 2026, le conseil national des activités privées de sécurité conclut au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : (…) / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…). »
2. Postérieurement à l’introduction de la requête, le conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a délivré à l’intéressé l’autorisation sollicitée. Il n’y a donc plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de sa requête.
3. Il y a lieu de mettre à la charge du CNAPS le versement à M. A..., de la somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de M. A....
Article 2 : Le CNAPS versera à M. A..., la somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au conseil national des activités privées de sécurité.
Fait à Cergy, le 12 février 2026.
Le président de la 12ème chambre,
signé
P.-H. d’Argenson
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.