Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2407577

mardi 12 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2407577
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui demandait une indemnisation pour l'absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation du Val-d'Oise. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit sa demande indemnitaire préalable, malgré une demande de régularisation du greffe restée sans réponse. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 mai 2024, Mme B A demande au tribunal une indemnisation en raison du préjudice subi du fait de l'absence de relogement, alors que sa demande a plus de quatre ans et demi et qu'elle a été reconnue prioritaire par une décision du 21 juillet 2023 de la commission de médiation du Val-d'Oise.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque () qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (). ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (). ". L'article R. 612-1 du même code dispose que : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".

3. A l'appui de sa requête, Mme A n'a pas produit sa demande indemnitaire préalable. En application des dispositions de l'article R. 612-1 du code de justice administrative, le greffe du tribunal a adressé à Mme A un courrier du 28 mai 2024, notifié le même jour, via l'application " Télérecours ", l'invitant à produire la décision contestée ou un document justifiant de la date de dépôt de sa demande indemnitaire préalable auprès de l'administration. Le délai d'un mois imparti à Mme A pour compléter sa requête est désormais venu à expiration sans que l'intéressée ne l'ait régularisée. Par suite, il y a lieu de rejeter cette requête par application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Cergy, le 12 novembre 2024.

La première vice-présidente,

Signé

C. Grenier

La République mande et ordonne à la ministre du logement et de la rénovation urbaine en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.