Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2408267

jeudi 12 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2408267
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A C d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Argenteuil du 28 mars 2024 prononçant sa révocation. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté par une décision du 12 juillet 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a également rejeté la demande de M. C tendant au remboursement de ses frais de justice au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er juin 2024, M. A C, représenté par Me Bertrand, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n° V24/0890 du 28 mars 2024 par lequel le maire de la commune d'Argenteuil (Val-d'Oise) l'a révoqué ;

2°) de mettre à la charge de la commune d'Argenteuil la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 septembre 2024, la commune d'Argenteuil conclut, d'une part, au non-lieu à statuer dès lors que par arrêté du 12 juillet 2024 l'arrêté attaqué a été retiré de l'ordre juridique, et, d'autre part, au rejet des conclusions de M. A C présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 2 octobre 2024, M. A C conclut à son tour au non-lieu à statuer sur ses conclusions à fin d'annulation, mais maintient en revanche ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".

2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que, par arrêté du 12 juillet 2024 devenu définitif, le maire de la commune d'Argenteuil a retiré l'arrêté n° V24/0890 du 28 mars 2024 portant révocation de M. A C, lequel n'a pas produit d'effets juridiques ou pécuniaires. Par suite, les conclusions de M. A C tendant à son annulation sont devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.

3. En second lieu, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de rejeter les conclusions de M. A C présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par ces motifs, le tribunal ordonne :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de M. A C dirigées contre l'arrêté n° V24/0890 du 28 mars 2024 portant révocation.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A C est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A C et à la commune d'Argenteuil.

Fait à Cergy, le 12 décembre 2024.

La présidente de la 3ème chambre,

signé

C. Oriol

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.