Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2409132
mercredi 25 mars 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2409132 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET ADDEN AVOCATS |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la requérante, Mme A..., qui n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée. Le tribunal rejette la demande de la commune de condamner la requérante aux frais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du même code, relatifs à la procédure de désistement.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 juin 2024, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler la décision implicite par laquelle la commune de Ronquerolles a confirmé, après avis de la commission d’accès aux documents administratifs du 28 mars 2024, son refus de lui communiquer des documents relatifs aux travaux engagés au mois de mai 2023 dans la rue de Chambly.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 novembre 2025, la commune de Ronquerolles, représentée par Me Nahmias, conclut au non-lieu à statuer et demande à ce qu’il soit mis à la charge de Mme A... la somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un courrier du 6 novembre 2025, Mme A... a été invitée à confirmer expressément le maintien des conclusions de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1( donner acte des désistements ; (...) ». Selon l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l’accusé de réception délivré par l’application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l’application, à l’issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l’adresse choisie par elles. ».
2. En application des dispositions précitées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, Mme A... a été invitée, par un courrier du 6 novembre 2025, mis à sa disposition par l’intermédiaire du téléservice Télérecours citoyen et lu le même jour, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois. Ce courrier l’informait de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d’un mois, elle serait réputée s’être désistée d’office. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans le délai d’un mois à compter de cette date, Mme A... est réputée s’être désistée de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.
Sur les frais liés au litige :
3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions de la commune de Ronquerolles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A....
Article 2 : Les conclusions de la commune de Ronquerolles sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et à la commune de Ronquerolles.
Fait à Cergy, le 25 mars 2026.
La présidente de la 6ème chambre,
signé
J. Mathieu
La République mande et ordonne au préfet du Val-d’Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 16 juin 2024, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler la décision implicite par laquelle la commune de Ronquerolles a confirmé, après avis de la commission d’accès aux documents administratifs du 28 mars 2024, son refus de lui communiquer des documents relatifs aux travaux engagés au mois de mai 2023 dans la rue de Chambly.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 novembre 2025, la commune de Ronquerolles, représentée par Me Nahmias, conclut au non-lieu à statuer et demande à ce qu’il soit mis à la charge de Mme A... la somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un courrier du 6 novembre 2025, Mme A... a été invitée à confirmer expressément le maintien des conclusions de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1( donner acte des désistements ; (...) ». Selon l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l’accusé de réception délivré par l’application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l’application, à l’issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l’adresse choisie par elles. ».
2. En application des dispositions précitées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, Mme A... a été invitée, par un courrier du 6 novembre 2025, mis à sa disposition par l’intermédiaire du téléservice Télérecours citoyen et lu le même jour, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois. Ce courrier l’informait de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d’un mois, elle serait réputée s’être désistée d’office. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans le délai d’un mois à compter de cette date, Mme A... est réputée s’être désistée de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.
Sur les frais liés au litige :
3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions de la commune de Ronquerolles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A....
Article 2 : Les conclusions de la commune de Ronquerolles sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et à la commune de Ronquerolles.
Fait à Cergy, le 25 mars 2026.
La présidente de la 6ème chambre,
signé
J. Mathieu
La République mande et ordonne au préfet du Val-d’Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.