Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2411397

vendredi 20 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2411397
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de la commune d’Eaubonne d’inscrire sa fille à l’école Jean Macé. La requérante invoquait des motifs personnels (proximité, problème de santé, habitude de l’enfant), sans contester le motif légal du refus, à savoir l’absence de fratrie justifiant une dérogation. Le juge a considéré que ces arguments étaient inopérants, car ne remettant pas en cause le fondement de la décision. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 juillet 2024, Mme A C demande au tribunal d'annuler la décision par laquelle l'adjointe à la maire déléguée à l'Education de la commune d'Eaubonne a confirmé le rejet de sa demande d'inscription de sa fille B à l'école primaire Jean Macé.

Elle soutient que l'école Jean Macé est à quatre minutes de son domicile, alors que l'école Paul Bert dans laquelle elle est affectée est à 15 minutes de son domicile, qu'elle a le pied gauche cassé, ce qui limite ses déplacements et que sa fille est bien habituée à l'école Jean Macé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. Pour contester la décision refusant sa demande de dérogation au motif que les seules dérogations accordées l'ont été pour les fratries, Mme C fait valoir que ses horaires de travail, sa récente chute et ajoute que sa fille est bien habituée à son ancienne école. Ce faisant, la requérante, qui ne conteste pas que son enfant est un enfant unique, ne querelle pas utilement l'unique motif de la décision de refus qui lui a été opposée. Par suite, sa requête, qui ne comporte qu'un moyen inopérant, peut être rejetée par ordonnance, en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C.

Fait à Cergy-Pontoise, le 20 décembre 2024.

La présidente de la 1ère chambre,

S. Edert

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.