Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2411993

vendredi 6 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2411993
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantDAURIAC - PAULIAT-DEFAYE BOUCHERLE-MAGNE- MONS-BARIAUD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'ENIC-NARIC à lui verser 154 250 euros en réparation de préjudices économique et moral. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la preuve de la date de dépôt de la réclamation préalable auprès de l'administration, comme l'exigent les articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, le requérant n'a pas produit ce document dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance de renvoi n° 2419009/1, en date du 19 août 2024, la présidente de la 1ère section du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, la requête enregistrée au greffe de ce tribunal, le 11 juillet 2024.

Par cette requête, M. A B, représenté par Me Mons-Bariaud, demande au tribunal :

1°) de condamner l'ENIC-NARIC à lui verser la somme de 152 250 euros en réparation du préjudice économique subi ;

2°) de condamner l'ENIC-NARIC à lui verser la somme de 2 000 euros en réparation du préjudice moral subi ;

3°) de mettre à la charge l'ENIC-NARIC la somme 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. (). ". Aux termes de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () ". Enfin, aux termes de l'article R. 612-1 de ce même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser ".

2. La requête de M. B n'est pas assortie de la preuve justifiant de la date de dépôt de sa réclamation auprès de l'ENIC-NARIC. En dépit de la demande de régularisation adressée à son conseil le 27 août 2024 par l'application télérecours, M. B n'a pas produit cette preuve dans le délai qui lui était imparti ni justifié de l'impossibilité de la produire. Par suite, cette requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Cergy, le 6 décembre 2024.

Le Président,

Signé

F. Beaufaÿs

La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.