Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2411995

vendredi 6 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2411995
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantDAURIAC - PAULIAT-DEFAYE BOUCHERLE-MAGNE- MONS-BARIAUD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait une provision de 46 275 euros à l’ENIC-NARIC. La requête était irrecevable car M. B n’a pas justifié avoir formé une demande préalable auprès de l’administration, comme l’exige l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, il n’a pas produit la preuve du dépôt de sa réclamation. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance de renvoi n° 2419013/1, en date du 19 août 2024, la présidente de la 1ère section du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, le dossier de la requête enregistrée au greffe de ce tribunal, le 11 juillet 2024.

Par cette requête, M. A B, représenté par Me Mons-Bariaud, demande au juge des référés, statuant en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :

1°) de condamner l'ENIC-NARIC à lui verser la somme provisionnelle de 46 275 euros ;

2°) de mettre à la charge l'ENIC-NARIC la somme 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes de l'article R. 541-1 du même code : " Le juge des référé peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie ".

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. (). ". Aux termes de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () ". Enfin, aux termes de l'article R. 612-1 de ce même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser ".

3. Il résulte des dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, qui sont applicables aux demandes de provision présentées sur le fondement de l'article R. 541-1 de ce code, qu'en l'absence d'une décision de l'administration rejetant une demande formée devant elle par le requérant ou pour son compte, une requête tendant au paiement d'une somme d'argent est irrecevable.

4. La requête de M. B n'est pas assortie de la preuve justifiant de la date de dépôt de sa réclamation auprès de l'ENIC-NARIC. En dépit de la demande de régularisation adressée à son conseil le 27 août 2024 par l'application télérecours, M. B n'a pas produit cette preuve dans le délai qui lui était imparti ni justifié de l'impossibilité de la produire. Par suite, cette requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Cergy, le 6 décembre 2024.

Le Président,

Signé

F. Beaufaÿs

La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.