Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2412234

vendredi 20 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2412234
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C contestant le refus d’affectation de son fils au collège Albert Camus de Bois-Colombes. La décision attaquée était motivée par l’insuffisance de places dans cet établissement. Les arguments de la requérante, fondés sur les besoins médicaux de son fils et des faits de harcèlement, ont été jugés inopérants ou insuffisamment étayés. Le tribunal a appliqué les dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance en date du 6 août 2024, la présidente du tribunal administratif de Versailles a, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative a transmis au tribunal administratif de Cergy -Pontoise la requête de Mme C.

Par cette requête enregistrée le 19 juillet 2024, au tribunal administratif de Versailles, Mme A C doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 4 juin 2024 par laquelle le directeur académique des services départementaux de l'éducation nationale des Hauts-de- Seine a rejeté la demande d'affectation de son fils B C au collège Albert Camus de Bois-Colombes, ainsi que la décision de rejet de son recours gracieux.

Elle fait valoir que :

- son fils souffrant de dyslexie doit pouvoir bénéficier de deux séances d'orthoptiste par semaine, lesquelles peuvent être dispensées à côté du collège Albert-Camus de Bois-Colombes ;

- il a été harcelé et ses harceleurs sont scolarisés au collège Voltaire d'Asnières-sur-Seine.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.;() ".

2. En se bornant à soutenir que son fils doit bénéficier de séances d'orthophonie à proximité du collège Albert-Camus et que des harceleurs de son fils seront scolarisés dans son collège de secteur, la requérante ne querelle pas utilement la décision attaquée, laquelle est uniquement motivée par l'insuffisance de places dans le collège Albert-Camus de Bois-Colombes. Au demeurant les faits invoqués ne sont pas assortis de pièces venant à leur soutien et ne sont dès lors manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

3. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la requête de Mme C peut être rejetée par voie d'ordonnance en toutes ses conclusions en application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er :La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C.

Fait à Cergy, le 20 décembre 2024.

La présidente,

signé

S. Edert

La République mande et ordonne au ministre de l'Education nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2412234 2