Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2412590

jeudi 28 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2412590
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour six mois, prononcée par le préfet du Val-d'Oise. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit, se limitant à des considérations personnelles (obligations professionnelles et état de grossesse de son épouse). Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative pour rejeter la demande sans invitation à régulariser.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 août 2024, M. A demande au tribunal d'annuler la décision référencée " 3 F " du 9 août 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de six mois.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ; / () ". Selon l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. () Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ".

2. M. A a saisi le tribunal d'une demande tendant à l'annulation de la décision référencée " 3 F " du 9 août 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de six mois. Toutefois, en se bornant à implorer la grâce du tribunal aux motifs de ses obligations professionnelles qui commencent à 3 heures du matin et de l'état de grossesse de son épouse qui ne conduit pas, M. A, qui ne conteste pas avoir commis un excès de vitesse, n'assortit sa requête d'aucun moyen de droit permettant de contester la légalité de la décision attaquée. Dès lors, faute de moyen utile soulevé dans le délai de recours contentieux, il y a lieu de rejeter la requête de M. A sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Par ces motifs, le tribunal ordonne :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Cergy, le 28 novembre 2024.

La présidente de la 3ème chambre,

signé

C. Oriol

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.