Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2412794

mercredi 15 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2412794
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantJURICAR

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C. Celui-ci demandait l’annulation d’un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine lui retirant son titre de séjour. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car le requérant n’avait pas produit la copie complète de la décision attaquée, malgré une demande de régularisation. Cette irrecevabilité a été relevée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 septembre 2024, M. C, représenté par Me Heintz, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 14 juin 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine lui a retiré son titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui restituer son titre de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque () qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (). ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (). ". L'article R. 612-1 du code de justice administrative dispose que : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".

3. Par un courrier du 5 septembre 2024, envoyé à son conseil par le biais de l'application Télérecours, M. A a été invité à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours en produisant une copie complète de la décision attaquée. En dépit de cette demande de régularisation, l'intéressé n'a pas produit de copie complète de la décision attaquée. Par suite, sa requête, qui n'a pas été régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C.

Fait à Cergy, le 15 janvier 2024.

La première vice-présidente,

Signé

C. Grenier

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.