Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2413133

vendredi 30 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2413133
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantACHILLE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. D... et Mme A... d’une demande en décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour 2020 et 2021. En cours d’instance, l’administration a prononcé un dégrèvement partiel. Le tribunal a alors invité les requérants, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de leurs conclusions dans un délai d’un mois. En l’absence de réponse dans ce délai, les requérants sont réputés s’être désistés de leur requête. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 septembre 2024, M. C... D... et Mme B... A..., représentés par Me Rocard, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge, en droit et pénalités, des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2020 et 2021 ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat les frais liés au litige.

Par un mémoire en défense du 17 mars 2025, le directeur départemental des finances publiques du Val-d’Oise conclut au non-lieu à statuer partiel à raison du dégrèvement prononcé en cours d’instance et au rejet du surplus de la requête.

Par un courrier du 1er décembre 2025, le président de la 2ème chambre du tribunal, notamment au vu du dégrèvement prononcé par l’administration, a sur le fondement des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, invité M. D... et Mme A... à maintenir leurs conclusions dans un délai d’un mois à peine de désistement d’office.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. D’une part, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 1° Donner acte des désistements ; (…) ».

2. D’autre part, aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. (…) »

3. Il ressort des pièces du dossier que la demande prévue par les dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, mentionnée ci-dessus, a été transmise au conseil de M. D... et Mme A... au moyen de l’application informatique mentionnée à l’article R. 414-1 du même code, dite Télérecours, le 1er décembre 2025, mais n’a pas été lue. Toutefois, elle est réputée avoir été notifiée à l’intéressé le 4 décembre 2025, premier jour ouvré suivant l’expiration du délai de deux jours prévu par les dispositions précitées de l’article R. 611-8-6. Or, le délai d’un mois qui a couru à compter de cette date est venu à expiration sans que le maintien de la requête de M. D... et Mme A... soit intervenu. Dans ces conditions, M. D... et Mme A... sont réputés s’être désistés de leur requête. Ce désistement devant être regardé comme étant pur et simple, il convient d’en donner acte sur le fondement du 1° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. D... et Mme A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... D..., Mme B... A... et au directeur départemental des finances publiques du Val-d’Oise.

Fait à Cergy-Pontoise, le 30 janvier 2026.

Le président de la 2ème chambre,

signé

C. HUON


La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.