Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2413347

jeudi 5 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2413347
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation12ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un ressortissant tunisien. La juridiction a constaté que la mesure, d'une durée de quarante-cinq jours, était entièrement exécutée avant le jugement et n'avait pas été renouvelée. Par conséquent, le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation, sans examiner le fond de la requête ni les exceptions d'irrecevabilité.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 septembre 2024, M. A... B..., doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler l’arrêté du 19 juillet 2024, notifié le 6 septembre 2024, par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l’a assigné à résidence dans le département des Hauts-de-Seine pour une durée de quarante-cinq jours renouvelables deux fois, l’a astreint à demeurer à son domicile chaque vendredi de 19 heures à 20 heures et chaque samedi de 8 heures à 10 heures et lui a fait obligation de se présenter chaque lundi, mercredi et vendredi à 10 heures au commissariat de Vanves.

Il doit être regardé comme soutenant que la décision attaquée est entachée d’erreur manifeste d’appréciation dès lors qu’elle porterait atteinte à sa vie privée et familiale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 janvier 2025, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable ;
- le moyen de la requête n’est pas fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Le rapport de Mme Koundio, première conseillère, a été entendu au cours de l’audience publique.

Considérant ce qui suit :

M. B..., ressortissant tunisien né le 7 septembre 1982, a fait l’objet d’un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 8 juillet 2024 prononçant son expulsion du territoire français. Par un arrêté du 19 juillet 2024, dont M. B... demande l’annulation, le préfet des Hauts-de-Seine l’a assigné à résidence dans ce département pour une durée de quarante-cinq jours, renouvelable une fois, et a fixé les modalités de contrôle de cette assignation.

L’assignation à résidence de M. B... ayant été fixée à une durée de quarante-cinq jours à compter du 6 septembre 2024, elle expirait le 21 octobre 2025, soit avant l’intervention du présent jugement. Elle a donc été entièrement exécutée. Il n’est en outre ni établi, ni même allégué, que cette assignation aurait été renouvelée. Dans ces conditions, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de cet arrêté.

Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu’il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que M. B... n’est pas fondé à demander l’annulation de l’arrêté du 19 juillet 2024 portant assignation à résidence.






















D E C I D E :



Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la requête de M. B....

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au préfet des Hauts-de-Seine.


Délibéré après l'audience du 22 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

M. d’Argenson, président,
Mme Sénécal, première conseillère,
Mme Koundio, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 février 2026.


La rapporteure,

signé

A. Koundio
Le président,

signé

P.-H. d’Argenson

Le greffier,

signé
V. Guillaume

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.