Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2414432

vendredi 6 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2414432
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur une requête de Mme A contestant le refus de versement du revenu de solidarité active (RSA) pour août 2023. En cours d'instance, il a été établi que la CAF avait émis le paiement avec un simple retard, régularisant ainsi la situation. Par conséquent, le tribunal a constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement du 2 juillet 2024, transmise le 24 septembre 2024 au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, le président du pôle social du tribunal judiciaire de Pontoise a transmis au présent tribunal la requête de Mme B A enregistrée le 11 août 2023 devant cette juridiction.

Par cette requête, Mme B A demande au tribunal d'annuler la décision par laquelle le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine a refusé de lui verser le revenu de solidarité active (RSA) pour le mois d'août 2023.

Vu :

- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme Monteagle, première conseillère, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du courriel du 19 janvier 2024 que Mme A a adressé au greffe du pôle social du tribunal judiciaire par lequel elle indiquait que son problème avait été résolu et du courriel du 30 janvier 2024 par lequel la CAF du Val-d'Oise indiquait que le paiement du RSA de Mme A pour le mois d'août 2023 avait été émis avec quelques jours de retard, soit le 8 août 2023 au lieu du 5 août 2023, expliquant le retard constaté par Mme A, que Mme A a bien perçu, en cours d'instance le RSA auquel elle estime qu'elle avait droit pour le mois d'août 2023. Dès lors, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A sur le fondement du 3° de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par ces motifs, le tribunal ordonne :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Copie sera adressée au département des Hauts-de-Seine et à la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy, le 6 décembre 2024.

La magistrate désignée,

Signé

M. Monteagle

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.