Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2414563

vendredi 13 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2414563
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait une mise en demeure de quitter le territoire français prise par le préfet des Hauts-de-Seine le 30 septembre 2024. Le juge a estimé que cette mise en demeure, qui rappelait le caractère exécutoire d’une précédente obligation de quitter le territoire, ne constituait pas une décision faisant grief et ne pouvait donc faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 octobre 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du 30 septembre 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine l'a mis en demeure de quitter le territoire sans délai.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance () / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ; / () ".

2. Il ressort des pièces du dossier, qu'après avoir fait obligation à M. B de quitter le territoire le 19 avril 2024, décision notifiée le même jour à l'intéressé, le préfet des Hauts-de-Seine a, le 30 septembre 2024, mis en demeure l'intéressé de quitter le territoire français en lui rappelant le caractère exécutoire de l'obligation de quitter le territoire français sans délai du 19 avril 2024. Cette mise en demeure notifiée à M. B n'a pas le caractère d'une décision lui faisant grief. Dans ces conditions, la requête de M. B est manifestement irrecevable et doit être rejetée en toutes ses conclusions en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Cergy, le 13 décembre 2024.

Le Président,

Signé

F. Beaufaÿs

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

mb