Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2416874
jeudi 5 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2416874 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 novembre 2024, M. B A demande au juge des référés :
1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a implicitement refusé sa demande de renouvellement de titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en sa qualité de conjoint de française déposée le 9 juillet 2024 ;
2°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a implicitement refusé sa demande de renouvellement de titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en sa qualité de conjoint de française déposée le 9 juillet 2024.
Il soutient :
- que l'urgence est remplie dès lors que l'absence de réponse le prive d'un titre de séjour valide et le place dans une situation de précarité, juridique, sociale et économique, le rendant vulnérable à des mesures d'éloignement, lui interdit tout accès légal à l'emploi dès lors qu'il risque de ne pas voir son contrat de travail renouvelé à son échéance ;
- qu'il existe plusieurs moyens susceptibles de faire naître un doute quant à la légalité de la décision attaquée, cette dernière :
* est entachée d'une absence de motivation en méconnaissance des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
* est entachée d'illégalité en ce qu'elle ne respecte pas les délais, obligations légales et procédures ;
* est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à sa situation personnelle ;
* porte une atteinte disproportionnée à son droit au travail et à une vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Lamy, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et des moyens et justifier de l'urgence de l'affaire / A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. Il appartient au requérant, lorsqu'il saisit le juge des référés sur le fondement de l'article L.521-1, de présenter au titre de sa requête la preuve du dépôt d'une requête distincte en annulation contre la décision attaquée. Toutefois, M. A, qui demande au juge des référés, dans une seule et même requête l'annulation et la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement est manifestement irrecevable. Dans ces conditions, elle doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Cergy, le 5 décembre 2024.
Le juge des référés,
Signé
E. Lamy
La République mande et ordonne à la ministre du travail et de l'emploi en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2416874