Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2417236
lundi 2 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2417236 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 novembre 2024, Mme C B épouse A, représentée par Me Hervet, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à la sous-préfecture d'Antony de traiter sa demande de renouvellement de titre de séjour ou à défaut de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'urgence est caractérisée dès lors qu'elle se trouve en situation irrégulière depuis le 27 novembre 2024, date d'expiration de sa précédente prolongation d'instruction, et en situation d'insécurité juridique et que cela altère sa liberté de déplacement, sa vie privée et familiale et sa vie professionnelle ;
- la demande est utile dès lors qu'elle a respecté les modalités de dépôt d'une demande de renouvellement de titre de séjour en sous-préfecture d'Antony et qu'elle a vainement tenté, à plusieurs reprises, de contacter la préfecture pour obtenir des informations sur l'état d'avancement de sa demande ;
- la demande ne se heurte à aucune contestation sérieuse dès lors qu'elle remplit les conditions pour bénéficier d'un titre de séjour en qualité de conjoint de français.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. d'Argenson, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Aux termes de son article L. 522-3 : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. Pour justifier de la situation d'urgence et de la nécessité de prononcer l'injonction sollicitée, Mme C B épouse A soutient qu'elle se trouve en situation irrégulière depuis le 27 novembre 2024, date d'expiration de sa précédente prolongation d'instruction, et en situation d'insécurité juridique et que cela altère sa liberté de déplacement, sa vie privée et familiale et sa vie professionnelle. Toutefois, l'intéressée, qui indique que son mari est employé en CDI, ne justifie d'aucune démarche effective de recherche d'emploi ni d'aucune circonstance de fait précise de nature à établir l'existence d'une urgence particulière à ce que le juge prononce à brève échéance la mesure sollicitée. Au surplus, l'intéressée reconnait avoir commis une erreur de son fait dans l'instruction de sa première demande de renouvellement, qui a commencé à être utilement instruite à compter du 28 août 2024, soit une durée d'instruction de 4 mois à la date du présent recours, lequel délai n'est pas déraisonnable compte tenu de la saturation des administrations chargées de la délivrance des titres de séjour. La condition d'urgence prévue par les dispositions précitées ne peut donc être regardée, en l'espèce, comme remplie.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme C B épouse A doit être rejetée dans toutes ses conclusions par application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C B épouse A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B épouse A.
Fait à Cergy, le 2 décembre 2024.
Le juge des référés
Signé
P.-H. d'Argenson
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.