Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2417687
jeudi 12 février 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2417687 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ESSONO NGUEMA |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction de Mme A... concernant son titre de séjour, le préfet ayant délivré une carte de séjour pluriannuelle après l'introduction du recours. La juridiction a toutefois condamné l'État à verser à la requérante la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du même code, permettant de statuer par ordonnance lorsqu'il ne subsiste plus de questions à juger.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 décembre 2024 et 1er septembre 2025, Mme B... A..., représentée par Me Essono, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Val-d’Oise a rejeté sa demande de délivrance de titre de séjour présentée le 28 juillet 2024 ;
2°) d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, ou, à titre subsidiaire, d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 juillet 2025, le préfet du Val-d’Oise conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir qu’une carte de séjour pluriannuelle, valable du 27 février 2025 au 26 février 2027, a été délivrée à Mme A....
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
2. Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet du Val-d’Oise a délivré à l’intéressée une carte de séjour pluriannuelle. Il n’y a donc plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de sa requête
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat le paiement d’une somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de Mme A....
Article 2 : L’Etat versera à Mme A... la somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au préfet du Val-d’Oise.
Fait à Cergy, le 12 février 2026.
Le président de la 12ème chambre,
signé
P.-H. d’Argenson
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 décembre 2024 et 1er septembre 2025, Mme B... A..., représentée par Me Essono, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Val-d’Oise a rejeté sa demande de délivrance de titre de séjour présentée le 28 juillet 2024 ;
2°) d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, ou, à titre subsidiaire, d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 juillet 2025, le préfet du Val-d’Oise conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir qu’une carte de séjour pluriannuelle, valable du 27 février 2025 au 26 février 2027, a été délivrée à Mme A....
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
2. Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet du Val-d’Oise a délivré à l’intéressée une carte de séjour pluriannuelle. Il n’y a donc plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de sa requête
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat le paiement d’une somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de Mme A....
Article 2 : L’Etat versera à Mme A... la somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au préfet du Val-d’Oise.
Fait à Cergy, le 12 février 2026.
Le président de la 12ème chambre,
signé
P.-H. d’Argenson
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.