Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2417728
lundi 9 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2417728 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 décembre 2024, Mme A B, régulièrement représenté par M. Dell'olio, demande au juge des référés d'ordonner au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer immédiatement à cette dernière le titre de séjour qu'elle a sollicité ou, à défaut, de lui remettre un récépissé avec droit au travail dans un délai de 48 heures à compter de la notification de la décision.
Elle soutient qu'elle est actuellement en situation irrégulière, qu'aucun récépissé ne lui a été remis, entraînant pour elle une perte de revenus et des conséquences graves pour elle et son foyer, que l'inaction de l'administration porte atteinte à son droit au travail, à une vie privée et familiale normale et à un recours effectif.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Lamy, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Considérant qu'aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
2. Il résulte de l'instruction que Mme B a déposé sa demande de titre de séjour le 26 avril 2024. Il s'ensuit qu'eu égard au silence gardé par l'administration pendant quatre mois, et nonobstant le rendez-vous fixé le 29 novembre 2024 en vue du retrait du titre dont il s'agit, une décision implicite de rejet de sa demande doit être regardée comme ayant été opposée à sa demande. Dans ces conditions, les conclusions de la requête tendant à ce qu'il soit ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer immédiatement à cette dernière le titre de séjour qu'elle a sollicité ou, à défaut, de lui remettre un récépissé avec droit au travail dans un délai de 48 heures à compter de la notification de la décision sont de nature à faire obstacle à cette décision de refus de délivrance de titre de séjour. La requête de Mme B, qui peut, si elle s'y croit fondée, contester cette décision implicite de rejet de sa demande sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ne peut qu'être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B
Copie-en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 9 décembre 2024.
Le juge des référés,
Signé
E. Lamy
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.