Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2418281

vendredi 3 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2418281
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantVEILLAT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Val-d’Oise du 23 novembre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Par des mémoires des 28 et 31 décembre 2024, M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 3 janvier 2025, sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur le code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Montreuil le 25 novembre 2024 et transmise au tribunal administratif de Cergy-Pontoise par une ordonnance du 16 décembre 2024, M. A B, représenté par Me Veillat, avocate désignée d'office, demande au tribunal :

1°) de désigner pour l'assister un avocat commis d'office ;

2°) d'annuler l'arrêté du 23 novembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

3°) d'ordonner au préfet du Val-d'Oise de produire l'entier dossier en considération duquel l'arrêté attaqué a été prononcé.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;

- il est insuffisamment motivé :

- il est entaché d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- il est entaché d'une erreur de droit ;

- il méconnaît l'article 41-2 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- il méconnaît les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 décembre 2024, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête et fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Par des courriers enregistrés les 28 et 31 décembre 2024, M. B déclare se désister purement et simplement du présent recours.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné Mme Fléjou pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 922-1 et L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Fléjou, magistrate désignée, a été entendu au cours de l'audience.

Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

Par des mémoires enregistrés les 28 et 31 décembre 2024, M. B déclare se désister de l'instance portée devant le tribunal. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Marion Veillat et au préfet du Val-d'Oise.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 janvier 2025.

La magistrate désignée,

signé

V. Fléjou

La greffière,

signé

M. C

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2418281