Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2418761

mardi 21 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2418761
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par M. B A d’une demande de modification d’une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un document provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales après que le préfet a convoqué l’intéressé pour le renouvellement de son récépissé. Le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté le surplus des conclusions, notamment les demandes d’aide juridictionnelle provisoire et de frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit. La décision se fonde sur les articles L. 521-4 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 décembre 2024, M. C B A, représenté par Me Siran, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) de modifier l'article 3 de l'ordonnance du juge des référés n° 2410071 du 1er août 2024, et ce, par une nouvelle injonction tendant à ce que le préfet des Hauts-de-Seine lui délivre un document provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de quarante-huit heures, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Me Siran, en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que son conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat ou à lui verser, à défaut de son admission définitive à l'aide juridictionnelle.

Il soutient qu'en dépit de ses démarches, l'ordonnance n° 2410071 du 1er août 2024 enjoignant à la délivrance d'un document provisoire de séjour assorti d'une autorisation de travail n'a pas été entièrement exécutée, en ce que le préfet des Hauts-de-Seine s'est abstenu de lui renouveler son autorisation provisoire de séjour ; par conséquent, il se trouve en situation irrégulière et risque de perdre définitivement son emploi.

Par un mémoire, enregistré le 16 janvier 2025, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au non-lieu à statuer en faisant valoir que le requérant est convoqué le 20 janvier 2025 en vue du renouvellement de son récépissé.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- les ordonnances du juge des référés n° 2410071 et n° 2412110 en date des 1er août et 17 septembre 2024.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Huon, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 17 janvier 2025 à

11 heures.

A été entendu, au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Bouayyadi, greffière d'audience, le rapport de M. Huon, juge des référés.

La clôture de l'instruction a été différée au 20 janvier 2025 à 14 h.

Par un mémoire, enregistré le 20 janvier 2025 à 11h17, M. B A déclare se désister de ses conclusions aux fins de révision et d'injonction sous astreinte et maintenir ses conclusions relatives aux frais de l'instance.

Considérant ce qui suit :

1. Par la présente requête, M. B A demande au tribunal, sur le fondement des dispositions de l'article L. 512-4 du code de justice administrative, de modifier les mesures ordonnées aux termes de l'article 3 de l'ordonnance du juge des référés n° 2410071 du 1er août 2024 et ce, par une nouvelle injonction tendant à ce que le préfet des Hauts-de-Seine lui délivre un document provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de quarante-huit heures, et sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-4 du code de justice administrative :

2. Par un mémoire du 20 janvier 2025, M. B A déclare se désister de ses conclusions présentées sur le fondement de ces dispositions. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les frais du litige :

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre M. B A au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ni de mettre à la charge de l'Etat la somme qu'il demande au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions présentées par M. B A sur le fondement des dispositions de l'article L. 512-4 du code de justice administrative

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B A et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy-Pontoise, le 21 janvier 2025.

Le juge des référés,

Signé

C. Huon

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.