Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2500465

mercredi 5 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2500465
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de titre de séjour "salarié". Le requérant s'est désisté de sa requête par lettre enregistrée le 29 janvier 2025. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement d'instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 janvier 2025, M. A B, représenté par Me Moussalem, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer en vue du dépôt d'une demande de titre de séjour portant la mention " salarié " ;

2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'examiner sa situation administrative et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il est entré en France sous couvert d'un visa de long séjour valant titre de séjour ayant expiré le 22 août 2024 et que l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous pour renouveler ce titre de séjour le place dans une situation irrégulière ;

- la mesure sollicitée est utile dès lors qu'elle apparait comme l'unique voie de droit pour défendre ses intérêts eu égard aux dysfonctionnements du service public ;

- la mesure sollicitée ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

Une pièce, produite par le préfet des Hauts-de-Seine, a été enregistrée le 16 janvier 2025.

Par une lettre, enregistrée le 29 janvier 2025, M. B informe le tribunal qu'il se désiste de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Robert, premier conseiller, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d'un désistement ou constater un non-lieu.

2. Par une lettre enregistrée le 29 janvier 2025, M. B s'est désisté de la requête tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer afin qu'il puisse déposer une demande de titre de séjour portant la mention " salarié ". Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy, le 5 février 2025.

Le juge des référés,

signé

M. Robert

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.