Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2500862

jeudi 23 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2500862
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme A. Celle-ci demandait, en raison de l'urgence, qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé, afin de faire cesser une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au travail. Le désistement étant intervenu après le dépôt du mémoire en défense du préfet, la juge des référés a constaté qu'aucun obstacle ne s'opposait à ce qu'il en soit donné acte.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 janvier 2025, Mme B A demande à la juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, à titre principal, de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé, dans un délai de 48 heures à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte ;

2°) de condamner l'Etat aux dépens.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que son contrat d'apprentissage a été suspendu ce qui la prive de revenus et compromet la poursuite de son parcours académique et son avenir professionnel ; en outre, cette situation la place dans une situation de détresse psychologique et financière ;

- l'absence de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ou d'un récépissé porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au travail et au respect de sa vie privée et familiale, et méconnaît les dispositions de l'article L. 311-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 janvier 2025, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.

Il soutient que l'urgence n'est pas établie.

Par un mémoire enregistré le 23 janvier 2025, Mme A déclare se désister de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Richard, première conseillère, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Le désistement de Mme A de sa requête est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera délivrée au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy, le 23 janvier 2025.

La juge des référés,

signé

A. Richard

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°25008620