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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2501759

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2501759

mardi 12 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2501759
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantDESFARGES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait une contrainte de la caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise pour un montant de 10 328,56 euros. Le requérant n'a pas produit la décision attaquée ni justifié de l'impossibilité de le faire, et n'a pas respecté l'obligation de transmettre les pièces dans des fichiers distincts, malgré une demande de régularisation. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 414-5 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 janvier 2025, M. B A, représenté par Me Desfarges :

1°) forme opposition à la contrainte du 10 décembre 2024 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise a mis à sa charge la somme de 10 328,56 euros ;

2°) demande au tribunal de prononcer la décharge de cette somme ;

3°) demande au tribunal de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque () qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (). ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (). ". Selon l'article R. 611-8-2 du même code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier (). ". Enfin, en vertu de l'article R. 611-8-6 de ce code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai (). ". L'article R. 414-5 du même code dispose que : " () Le requérant transmet chaque pièce par fichier distinct, à peine d'irrecevabilité de sa requête. / Chaque fichier transmis au moyen de l'application mentionnée à l'article R. 414-1 porte un intitulé commençant par le numéro d'ordre affecté à la pièce qu'il contient par l'inventaire détaillé. ".

3. Par un courrier du 4 février 2025, réceptionné par le conseil du requérant le même jour, adressé par l'application " Télérecours ", M. A a été invité à régulariser sa requête dans un délai d'un mois en produisant une copie de la décision attaquée et l'ensemble des pièces dans des fichiers distincts. En dépit de cette demande de régularisation, l'intéressé n'a pas produit la décision attaquée et n'a pas justifié de l'impossibilité de la produire. Les pièces n'ont pas davantage été envoyées dans des fichiers distincts. Par suite, la requête, qui n'a pas été régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Cergy, le 12 août 2025.

La première vice-présidente,

Signé

C. Grenier

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2501759

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